Bruxelles Les ruches réalisées pour le festival Parkdesign combinent visibilité et sécurité.

La colonie est installée dans le parc de Tour et Taxis depuis le 5 mai, à l’occasion de l’ouverture du festival Parkdesign. Depuis, la reine des abeilles attendait patiemment le jour de récolte. Celle-ci a finalement eu lieu, ce jeudi matin. Enfin, la cheffe de la ruche a pu faire goûter la douceur de son dur labeur.

C’est également le Jour J pour Jacques Dujardin, le créateur des cinq ruches. Jolis, colorés et au design atypique, les appartements royaux trônent fièrement sur le bord de la route qui sillonne le parc. Lorsque Bruxelles Environnement a lancé l’appel à projet, la Société des apiculteurs bruxellois (SRABE) a évidemment répondu présente. Jacques Dujardin, un artiste membre de la SRABE, a conçu cette ruche dernière génération.

"Les risques de piqûres sont fortement réduits, aucune abeille ne vole à hauteur humaine. C’est l’opposé des autres ruches urbaines", explique le concepteur. Le tuyau installé au milieu du village apicole oblige, en effet, les résidentes à sortir vers le ciel. "Durant la récolte, nous nous sommes tous approchés, sans incident" , se réjouit encore Jacques Dujardin.

Trop souvent , les ruches sont dissimulées dans les parcs, pour plus de sécurité. Ici, aucun danger donc. "Avec les couleurs, nous voulons également attirer les passants." C ette visibilité profite au combat de la SRABE, qui cherche à sensibiliser les pouvoirs publics à l’environnement des abeilles . "La ville est un endroit idéal pour les abeilles. A la campagne, leur nourriture est menacée car l’usage des pesticides est plus fréquent", explique Yves Van Parys, autre membre de la SRABE.

Autre "api" end : la reine des abeilles devrait conserver son chateau. "L’IBGE, qui avait décidé de déplacer les ruches, en septembre, à la fin du festival, souhaite les maintenir ici." Jacques, lui, imagine déjà la ruche de demain. Avec un tuyau tellement large que l’apiculteur pourra entrer dans la ruche.