Bruxelles

Le chantier du piétonnier est resté longtemps en veille, ponctué de quelques interventions d'aménagement éphémères. Dans la brume, les équipes de Beliris s'activent Boulevard Anspach. Longeant les rangées sans fin de barrières jaune et bleu, les bruxellois peinent à avancer dans la cacophonie des outils de construction.

Au début du mois de mars, la ville de Bruxelles a demandé à Beliris de réduire drastiquement ses délais pour les travaux du piétonnier. Selon le bourgmestre Philippe Close, cette décision était indispensable aux requêtes des riverains, pour qui le chantier a trop duré. Il devrait prendre fin en 2019.

L'horaire de chantier de 7h à 15h30 initialement accordé à Beliris a été étendu de 6h à 19h. Ces nouvelles plages horaires visent à accélérer les démarches et finaliser les travaux plus rapidement, et par conséquent à réduire la période de nuisances. Le bourgmestre de Bruxelles se réjouit que le dialogue avec les riverains soit rétabli.

Le chantier est actuellement en cours sur trois zones. La première est celle qui concerne le tronçon de Brouckère, dont le délai initialement prévu jusqu'à octobre a été raboté au mois de juin. Les travaux de la deuxième zone, entre la rue du Fossé aux Loups et la rue Grétry, initialement prévus pour juillet, prendront fin en avril. La troisième zone concerne le secteur entre la place Fontainas et la rue des Pierres et entre la rue Grétry et la rue du Marché aux Poulets.

© IPM

Pour Beliris, l'enjeu est de faire de cet axe, pensé à l'origine pour les voitures, une zone piétonne à taille humaine. La verdure aura une place importante dans le nouveau paysage, incluant des arbres plantés directement dans le sol et des parterres de plantes. Les travaux d'aménagement et de jardinage ont d'ailleurs commencé.


"Je crois beaucoup en la fonction organique des villes"

A l'avenir, Philippe Close voit l'axe comme un endroit de vie convivial. Cependant, il précise l'importance de la manière dont les gens vont se l'approprier. "Je considère que la ville est organique, qu'elle évolue comme un être vivant. Le pouvoir public ne peut pas tout prévoir de l'évolution de son intervention." Jusqu'ici, le socialiste se félicite de l'investissement privé qui se développe autour des interventions publiques. "Le principe de mixité inclusive guidera l'avenir du quartier, où se côtoieront commerces et logements."