Bruxelles Trois jours et près de 6000 euros ont été nécessaires pour nettoyer les 300 mètres carrés de tags qui jalonaient les pierres du Mont des Arts. Mais moins d'une semaine après la phase de nettoyage, des graffiti ont déjà fait leur réapparition sur les murs, peut-on lire dans un article de la RTBF.

Des panneaux en bois sont pourtant prévus pour que les tagueurs puissent s'exprimer.

"De toute façon, plus on va interdire les tags, plus les gens voudront en faire.", ""Ils ne sont vraiment pas beaux"; grognent des étudiants à nos confrères à la sortie de la Bibliothèque royale.

Pour contrer le problème, la Régie des bâtiments, responsable de la propreté des murs du lieu, a décidé d'accélérer le nettoyage en passant d'un seul traditionnellement au printemps, à un tous les trois à quatre mois.

Le porte-parole de la Régie des bâtiments explique à la RTBF qu'il est "rare de prendre les auteurs en flagrant délit".

"La police fait ce qu'elle peut mais il est rapide d'apposer un tag, d'autant plus que le lieu est ouvert le soir et n'est pas très sécurisé", poursuit-il.

Il précise enfin que l'amende peut être très salée si un auteur de tag est interpellé, souvent équivalent au montant des frais de nettoyage.