Bruxelles

Le gouvernement flamand a approuvé vendredi le tracé de trois lignes de tram De Lijn à Bruxelles. Les trois nouvelles liaisons, d'une longueur totale de 60 kilomètres, coûteront 500 millions d'euros et seront opérationnelles en 2020, a annoncé la ministre de la mobilité, Hilde Crevits. Une ligne reliera la capitale à Willebroek en une demi-heure, le long de l'autoroute A12. Entre le ring de Bruxelles et Bruxelles-Nord, le tram empruntera les rails de la STIB. Un deuxième trajet reliera Bruxelles-Nord à l'aéroport de Zaventem en environ 25 minutes, en passant par l'OTAN. La troisième et dernière ligne permettra de relier Jette à l'aéroport en 40 minutes, le long d'un tracé épousant celui du ring.

La mise en oeuvre de ces lignes se fera en étroite concertation avec la STIB, a assuré Mme Crevits.

Le vice-président de la STIB réitère le plaidoyer pour un réseau intégré de transport

La création de lignes de trams depuis le Brabant flamand vers Bruxelles ne pourra se faire que dans une vision intégrée des transports en commun, pour Bruxelles et la zone métropolitaine, et non dans une démarche de concurrence stérile, a affirmé en substance le vice-président de la STIB Ridouane Chahid (PS).

Interrogé par Belga à la suite de l'adoption par le gouvernement flamand du tracé de trois lignes de trams reliant le Brabant à la capitale où elles devraient emprunter quelque quinze kilomètres du réseau bruxellois, il a rappelé qu'à l'heure actuelle, la STIB était confrontée à des doubles emplois entre des lignes de bus de De Lijn circulant à vide, et le réseau de métro de la capitale.

"Pour nous, il n'est pas question d'accepter un Brabant aménagé sans tenir compte de ce qui existe", a-t-il dit, plaidant en faveur du développement d'"un réseau de transport en commun intégré à Bruxelles et en région métroplitaine".

Pour M. Chahid, la STIB n'a rien contre De Lijn, mais elle n'acceptera pas des développements de réseau fondés sur la concurrence.

A ce sujet, il a souligné que de longue date la STIB envisageait un prolongement de la ligne de tram rapide 62 qui épouse la plus grande partie du tronçon d'une des trois lignes envisagées par le gouvernement flamand, jusqu'à Zaventem.

"J'espère que le gouvernement flamand aura la bonne intelligence de prendre contact avec le gouvernement bruxellois", a-t-il ajouté, soulignant que ce projet était le dossier type de ce qu'il faut aborder au sein de la communauté métropolitaine prévue dans le cadre de la réforme de l'état.