Bruxelles

La vétusté des tunnels bruxellois qui menace la circulation dans la capitale invite à la réflexion, d'aucuns appelant à condamner les tunnels Leopold II et Cinquantenaire de manière à privilégier une mobilité confortant les transports en commun. Pour le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort, il faut rénover certains tunnels tout en réfléchissant aux alternatives à long terme. Le ministre fédéral Didier Reynders rappelle lui l'existence de Beliris. "Fin de l'année dernière, nous avons discuté en gouvernement de l'avenir du tunnel Léopold II", a rappelé samedi Rudi Vervoort, invité du 'Grand Oral' La Première (RTBF) - Le Soir. "Qu'avons-nous conclu? Que le débat vient 15 ou 20 ans trop tôt, car nous ne croyons pas, à long terme, à ce type de déplacements, la voiture et les tunnels. Aujourd'hui, en l'absence d'alternatives, même de notre chef, on doit prendre l'option de rénover un certain nombre de tunnels. Mais à un moment donné, au travers du développement d'alternatives, il faudra amener certains tunnels à disparaître", a-t-il précisé.

Dans l'Echo, le ministre fédéral Didier Reynders rappelle aux Bruxellois qu'il exerce la tutelle sur Beliris. Quelque 50 millions d'euros ont été débloqués par le fédéral pour le métro. Mais plaidant pour une rénovation des tunnels, il suggère également, soit une coopération entre Régions, soit une intervention du fédéral si la refinancement de Bruxelles ne lui permet pas d'agir. Mais cette intervention se ferait via une réorientation des 50 millions d'euros prévus pour le métro, précise-t-il sur le site internet du Soir. "Si la Région souhaite réorienter une partie de cette enveloppe vers les tunnels, par exemple pour accélérer les chantiers de rénovation, on peut en discuter", dit-il.

Entre-temps, s'est également ajoutée au dossier la fermeture pour au moins un an du tunnel Stéphanie sous la place Louise, autre porte d'entrée dans la capitale. Toujours sur le site du Soir, le bourgmestre de la ville de Bruxelles Yvan Mayeur se demande si le tunnel ne peut pas rester ouvert pendant la période d'études préalable (six mois) aux travaux (quatre mois), en laissant une bande de circulation sécurisée. Le ministre bruxellois de la Mobilité Pascal Smet a promis d'étudier cette option.