Bruxelles

L'échevin ucclois ne peut plus signer de documents officiels. Le MR demande officiellement sa démission du parti.

Annoncé depuis juin dernier et l'élection de Boris Dilliès en tant que tête de liste MR à Uccle, le divorce entre Marc Cools et le MR ucclois est désormais définitivement consommé. Cet après-midi, Marc Cools a reçu un courrier via la distribution interne de l'administration communale lui indiquant qu'il perdait sa délégation de signature. Dès le 13 mars, le libéral Marc Cools ne pourra plus signer de documents officiels relatifs à son statut d'échevin. Autrement dit, l'échevin garde ses compétences mais la signatures des actes officiels est répartie entre les autres échevins libéraux du collège. "Je viens de recevoir le document", confirme le dissident désormais tête d'une liste baptisée Uccle, En Avant ! "J'estime qu'il s'agit là d'une bêtise, d'une mesquinerie car cette délégation de signature sert juste à notifier les décisions du collège."

Marc Cools recevra également un courrier, parti ce matin et rédigé par la section MR d'Uccle avec copie à la section régionale et nationale, dans lequel il lira que la-dite section lui demande de démissionner de ses mandats publics, dont celui d'échevin bien évidemment. "Je suis un peu plus stupéfait que l'on prétende m'exclure sans même me convoquer à la commission de conciliation et d'arbitrage comme l'imposent les statut du MR", commente encore l'édile. Les statuts du MR précisent également que si un élu présente une liste dissidente dans une commune, il s'auto-exclut lui-même du parti. "On lui a demandé

Le libaral ucclois démissionnera-t-il ? Assurément non même s'il précise ne pas exclure de démissionner de l'un ou l'autre mandat annexe. "Tout cela est lamentable car j'estime toujours avoir eu une attitude correcte et loyale vis-à-vis du collège. On a parfois des divergences de point de vue sur certains rapports mais j'ai voté tous les points de la majorité." Au sein de la section locale, "on lui a demandé, conformément aux statuts du parti, de remettre tous ses mandats. Mais on sait qu'on ne peut pas l'obliger à remettre son mandat d'échevin." En clair : le MR a le droit de le faire, Marc Cools a le droit de refuser. Il a également la possibilité d'intenter un recours auprès du conseil de conciliation et d'arbitrage dans les trente jours. Il sera entendu même si cela ne changera pas la position du MR d'un iota.