Bruxelles

Les militants de la section uccloise du MR ont donné vendredi leur feu vert à près de 92% des 110 votants à la désignation de l'actuel bourgmestre Boris Dilliès pour emmener la liste MR dans cette commune du sud de la capitale, fortement marquée de l'empreinte libérale depuis plusieurs décennies. A cette occasion, le Vice-Premier ministre Didier Reynders a annoncé qu'il soutiendrait la liste, mais de l'extérieur, par souci de clarté vis-à-vis de l'électeur. M. Reynders n'a guère fait de secret jusqu'ici de son souhait de jouer un rôle en pointe au service de la formation libérale en vue des élections fédérales de 2019.

A Uccle, la liste doit par ailleurs encore être composée. Sauf revirement très peu probable, elle ne devrait pas comprendre le nom de Marc Cools, échevin libéral, challenger de Boris Dilliès en juin dernier dans la course à la succession d'Armand De Decker, amené à démissionner à la suite des développements du dossier du Kazakhgate.

M. Cools a fait part il y a quelques semaines de son intention de figurer sur une liste dissidente sans renoncer à son idéal libéral.

Dans une allocution de nouvel an, devant les militants ucclois du MR, largement consacrée aux défis qui attendent le parti et la commune, Boris Dilliès a quant à lui lancé un appel à l'esprit d'équipe, "seul garant du succès".

"Ne pas savoir accepter les déceptions personnelles, refuser les règles lorsque celles-ci vous sont tout à coup défavorables est le signe d'un manque de maturité, d'un manque d'élégance et de l'absence d'esprit d'équipe... La dissidence et l'agressivité n'apportent jamais rien de bon", a-t-il par ailleurs dit à l'attention de Marc Cools.