Bruxelles

Jusqu’à présent, l’école Notre-Dame des Champs à Uccle laissait les jeunes accéder à un four à micro-ondes où ceux-ci pouvaient réchauffer des produits venant de chez eux, de type plat cuisiné, ce qui permettait de rechercher un minimum d’équilibre alimentaire.

Interdiction d’accès

Or, selon la commission diplomatique consultative internationale, composée par un groupe de personnes qui dénoncent des dysfonctionnements au sein de la société, l’éducatrice a récemment passé aux élèves un message faisant état de l’interdiction d’accéder au four à micro-ondes.

"Or cet établissement scolaire propose, au moment de midi : des pâtes, des sandwichs, des pommes fruit, et des pâtisseries de type pain au chocolat, ou muffins. Sans rentrer dans l’analyse de valeur de ces aliments, aux bienfaits nutritionnels très discutables, et qui feraient certainement dresser les cheveux de n’importe quel diététicien qui serait consulté, il est évident que cela ne constitue en aucun cas un repas idéal pour des adolescents, en pleine croissance, explique Lord Eastleigh, directeur de l’information au sein de la commission . Cette nourriture peu saine actuellement proposée aux ados ne va pas les aider à évoluer favorablement, ni les aider à forger des immunités naturelles, voire à grandir comme il se doit dans les meilleures conditions possible."

Achat d’un ou deux micro-ondes

"Cette alimentation, proche de la malbouffe est également à l’origine du fait, qu’arrivés au soir à la maison, au prétexte d’un quatre heures, ils mangent plus que nécessaire, car ils rentrent souvent affamés. Cette situation est juridiquement bien loin de l’intérêt supérieur de l’enfant, ce qui pourrait en final être soumis à l’appréciation du Conseil de l’Europe, ou de la Cour européenne de justice, car il est impensable de maintenir cela en l’état", ajoute Lord Eastleigh, qui précise que les parents informés sont d’accord pour participer à l’achat d’un ou deux micro-ondes.

Selon lui, "il est du devoir, sous le regard des échevins responsables, de se préoccuper de la qualité nutritionnelle de ce qui est proposé aux adolescents, et que la mise à disposition d’un moyen de réchauffement, tel qu’un micro-ondes, constituerait un minimum", conclut-il.

La direction de l’école n’était pas disponible ce mercredi pour répondre à nos questions.