Bruxelles

Hier matin, à partir de six heures, le rectorat de l’Université libre de Bruxelles a été occupé pour la seconde fois en trois semaines. Le syndicat étudiant FGTB-Bruxelles, à l’origine de l’action, voulait dénoncer un règlement qu’il considère comme discriminant. Voté il y a six mois par toutes les universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles, l’objectif de la nouvelle circulaire est d’harmoniser les droits d’inscriptions pour les étudiants non-Européens. "Notre action était une réaction à l’immobilisme de l’ULB. Depuis l’occupation du 27 octobre, aucune décision n’a été prise" , précise Gérald Renier du syndicat étudiant FGTB-Bruxelles. Le blocus a été levé vers 14h. Après des discussions, les autorités de l’ULB et le syndicat ont trouvé des compromis. "L’ULB s’est engagée cette fois-ci à parler d’un plan politique et social intégré" , se réjouit Gérald Renier. Les étudiants étrangers déjà inscrits ne seront pas soumis au nouveau système, et cela jusqu’à la fin de leurs d’études. "Cette année est considérée comme une période de transition" , explique Serge Jaumain, vice-recteur pour les relations internationales de l’ULB. L’étalement des droits des étudiants européens reste cependant à négocier. Des rencontres entre le syndicat et l’ULB sont d’ores et déjà prévus. "Le dialogue est bien établi", assure Serge Jaumain. Pourtant, des clivages persistent. Pour le syndicat, les bisseurs restent problématiques dans le nouveau système. En cas de doublement, l’étudiant étranger devrait reverser 2700 euros à l’université. "Nous refusons le point concernant le remboursement en cas d’échec" , déclare Gérald Renier. Autorités et étudiants pourront en discuter lors d’une première rencontre prévue la semaine prochaine.