Bruxelles

Le chantier mené par Infrabel le long de la ligne de train 26, entre l’avenue Jean et Pierre Carsoel et la chaussée de Saint Job à Uccle est à l’arrêt. La commune, par la voie de son premier échevin Marc Cools, va délivrer un ordre d’arrêt du chantier. "Un procès-verbal d’infraction va également être dressé", nous explique Marc Cools.

En cause ? "Suite à des plaintes d’habitants, j’ai demandé aux fonctionnaires habilités de l’urbanisme de se rendre sur place. Ils ont pu constater que les abattages en cours dans le tronçon de la ligne 26 ne respectent pas les conditions du permis d’urbanisme délivré par la Région, notamment celle de maintenir, dans la moitié des talus la plus éloignée des voies, les arbustes et jeunes arbres dont la circonférence est inférieure à 40 cm mesurée à 1,50 m de hauteur", poursuit l’échevin ucclois.

Pour mémoire, la Région avait délivré l’année dernière un nouveau permis d’urbanisme assorti de conditions pour des abattages d’arbres qu’ils viennent de commencer le long d’autres talus de chemin de fer, en particulier le long de la ligne 26. "J’avais, par écrit, insisté auprès d’Infrabel, en octobre dernier, sur le respect des conditions qui assortissent les permis d’abattage qu’ils obtiennent. Je regrette qu’elles ne soient pas respectées et que des écrans visuels et des coulées vertes disparaissent ainsi."

Ce n’est pas la première fois que la commune d’Uccle entre en conflit ouvert avec Infrabel. L’an passé, Infrabel avait effectué des travaux d’abattage d’arbres l’année dernière le long de certains talus de chemin de fer sans respecter le permis d’urbanisme qui lui avait été délivré par la Région. "Cela avait notamment conduit à un véritable massacre près de la plaine du Bourdon." La Région avait dressé un procès-verbal et infligé une amende à Infrabel.