Bruxelles Sans-abrisme L’ASBL refuse de faire la transparence sur les rémunérations de ses administrateurs PS.

Le Samusocial, une ASBL qui se revendique de droit privé et qui dépend du CPAS de la Ville de Bruxelles, brasse des millions d’euros reçus par la Région bruxelloise pour s’occuper de la problématique du sans-abrisme, sans accepter de faire la transparence sur les émoluments attribués aux membres de son conseil d’administration par la Cocom (Commission communautaire commune).

Voilà en substance un résumé de la situation scandaleuse du Samusocial qui perçoit des subsides publics - 98,4 % de ses rentrées financières selon le dernier compte disponible en 2015, dont plus de 10 millions d’euros annuels alloués par la Cocom -, mais dont le manque de transparence des rémunérations des membres du conseil d’administration est pointé du doigt.

Le parlement bruxellois saisi

Ce mercredi, ce dossier s’est invité sur la table du parlement bruxellois, lors de la commission Affaires sociales, suite à une interpellation d’Alain Maron, député Ecolo, aux ministres bruxellois en charge de l’Aide aux personnes Céline Fremault (CDH) et Pascal Smet (SPA).

"Parmi les 7 membres du conseil d’administration de l’ASBL, on retrouve 6 mandataires PS ou étiquetés socialistes, dont le bourgmestre de la Ville de Bruxelles Yvan Mayeur, ainsi que Pascale Peraita, aujourd’hui présidente du CPAS de l’entité. Or, une personne comme Pascale Paraita siège dans le conseil d’administration en vertu de sa qualité de présidente du CPAS de la Ville de Bruxelles et ne devrait dès lors pas toucher de rémunération", s’étonne Alain Maron (Ecolo), qui cherche depuis des années à faire la lumière sur la gestion globale de l’ASBL.

Avant 2014, année de l’arrivée de Pascale Peraita au conseil d’administration du Samusocial, les comptes de l’ASBL ne faisaient état d’aucune dépense en jetons de présence. Mais c’est du passé puisqu’en 2016, le montant des jetons de présence octroyés aux administrateurs s’élève à 59 920 € bruts/an.

Jeton de présence : 140 euros

Si les montants annuels bruts ont été révélés, impossible, y compris pour les ministres de tutelle, de connaître précisément la manière avec laquelle cet argent est affecté. "J’ai adressé un courrier au président du conseil d’administration afin d’obtenir le maximum d’éléments d’informations. C’est en réponse à ce courrier que les montants m’ont été révélés ainsi que le montant du jeton de présence de 140 € bruts par réunion, a expliqué Céline Fremault.

Michel Degueldre, le président du conseil d’administration, a laconiquement répondu qu’une communication "levant tous les voiles sur les manques de transparence allait être publiée ce jeudi".