Bruxelles

L’union fait la force, c’est bien connu, et c’est une des raisons pour laquelle les trois associations "SMartBE", "Solidarité socialiste" (Solsoc) et "Pour la solidarité" se sont transformées en une société en nom collectif (SNC) appelée "SMartSol". Elles ont élaboré ensemble un projet urbanistique à vocation culturelle.

Les associations se sont réunies afin d’acquérir les locaux d’une ancienne entreprise de distribution de produits pharmaceutiques, rue Coenraets, à Saint-Gilles. Il s’agit d’une mutualisation de moyens s’étalant sur 6 000 m². Une surface considérable "mais déjà trop petite par rapport aux besoins et demandes. Nous allons donc déjà commencer à chercher d’autres sites pour compléter le parc immobilier", affirme Julek Jurowicz, administrateur-délégué de SMartBE.

Une série de travaux et rénovations colossaux sont prévus. Dans l’idéal, ils débuteraient dans un an et s’étaleraient sur une période dix-huit mois. Mais pour le moment, tout reste à faire : "Nous n’en sommes qu’à l’état de projet. Nous espérons déposer notre proposition à la commune en janvier 2012. Evidemment, il restera encore tout une série de démarches administratives à effectuer ensuite. Mais le projet semble être bien accueilli et nous sommes confiants quant à sa réalisation", confie Sidney Decock, directeur de SMartImmo, qui s’occupe de coordonner l’aspect urbanisme du projet pour les trois associations.

Concrètement, la majorité des locaux sont consacrés à SMartBE. L’objectif est, entre autres, d’installer un pôle culturel avec des espaces d’expositions et des locaux mis à disposition à très faibles coûts pour les artistes. Un coût "inférieur au prix de revient", selon Sidney Decock. Les acteurs du projet SMartSol insistent sur deux points : l’importance de préserver la mixité sociale du quartier, et la création d’emplois engendrés.

Même si le projet d’urbanisme n’est pas encore achevé, l’installation des locaux a déjà démarré. La Brussels Art Factory (BAF) est déjà installée depuis quelques mois. "Ainsi nous pouvons estimer la viabilité du projet de la BAF et tester notre propre projet", explique Sidney Decock.MA. R. (st.)