Bruxelles

Le nombre de riverains de Brussels Airport susceptibles d'être gravement exposés à des nuisances sonores dues au trafic aérien a chuté l'an dernier de 8,4%. Au total, 13.575 personnes sont encore "potentiellement très gênées" par les décollages et/ou les atterrissages, affirme vendredi l'université de Gand (UGent) dans son étude annuelle sur la question. Chaque année, l'UGent établit une cartographie des nuisances sonores autour de l'aéroport national. Elle calcule le nombre de personnes qui peuvent potentiellement subir des nuisances sonores graves (soit un niveau supérieur à 55 décibels).

L'année dernière, 93.305 personnes ont été placées dans cette zone à risque. Elles étaient quelque 100.000 en 2016.

En outre, l'université a développé une formule complexe lui permettant de déterminer au sein de cette zone le nombre de personnes les plus gravement touchées. Au total, 13.575 personnes vivaient dans la zone la plus impactée l'année dernière, contre 14.815 en 2016. Ce dernier chiffre a été recalculé avec les chiffres de population les plus récents disponibles.

Les communes les plus affectées sont Machelen (3.015 personnes), Zaventem (2.144), la Ville de Bruxelles (1.803), Evere et Steenokkerzeel (environ 1.500 chacune).

Les auteurs de l'étude notent que 2017 a été une année plutôt normale en matière de trafic aérien à Brussels Airport. L'utilisation préférentielle des pistes a été le plus souvent bien respecté et aucun chantier de rénovation n'a eu d'incidence sur leur utilisation. Au cours de l'été 2016, par exemple, la piste transversale de l'aéroport (01/19) avait été rénovée, de sorte que les autres pistes avaient dû être davantage utilisés.