Bruxelles

Les libéraux bruxellois du MR et de l’Open VLD veulent que la Région bruxelloise s’intéresse de plus près aux universités et écoles supérieures de la capitale.

Celles-ci font, selon eux, de Bruxelles la plus grande ville estudiantine du pays. En additionnant l’ensemble des jeunes gens qui fréquentent les universités et établissements de l’enseignement supérieur francophones et flamands de la capitale, les libéraux ont constaté que pas moins de 74 000 étudiants y étaient inscrits. Mais le cloisonnement institutionnel et communautaire du pays a masqué cette réalité dont la Région bruxelloise serait bien inspirée de tenir compte pour son économie et son dynamisme, ont affirmé jeudi les députés bruxellois Jean-Luc Vanraes, et Françoise Bertieaux, par ailleurs présidente de l’aile libérale du MR bruxellois.

A deux reprises, en novembre dernier et il y a quelques jours, les libéraux francophones et néerlandophones ont organisé au parlement bruxellois une table-ronde, selon eux très éclairante, avec les différents acteurs du secteur. Il en est clairement ressorti que les établissements universitaires et de l’enseignement supérieur étaient demandeurs de synergies et d’une implication du vivier politique de la Région. Les plans de développement de Bruxelles sont ainsi muets en ce qui concerne la dimension de l’enseignement supérieur, ont-ils déploré. Françoise Bertieaux et Jean-Luc Vanraes veulent que cela change. Ils se sont engagés jeudi à inscrire dans leurs programmes électoraux respectifs une série de propositions.

La première d’entre elles vise à créer un endroit où universités, écoles supérieures, monde politique bruxellois mais aussi représentants des entreprises bruxelloises peuvent aborder ensemble les problèmes concrets qu’ils rencontrent (urbanisme, mobilité, sécurité, possibilités de collaborations, ).

Autre objectif du MR et de l’Open VLD : faire de Bruxelles un atout pour les étudiants plutôt qu’un inconvénient. La Région Bruxelloise peut ainsi intervenir pour rendre les logements pour étudiants plus attractifs et pour améliorer leur mobilité dans la ville. Françoise Bertieaux et Jean-Luc Vanraes considèrent aussi qu’il faut ouvrir l’enseignement supérieur à la co-diplomation, un diplôme pour un seul programme mais organisé au minimum dans les deux langues nationales.

Autre proposition-phare : la création d’un fonds régional d’infrastructures nullement destiné à ôter les responsabilités des communautés en matière d’enseignement supérieur. Ces moyens (60000 euros au départ) seraient consacrés au logement, à l’économie, à la recherche scientifique, à l’emploi et à l’image de Bruxelles en tenant compte de l’avis des établissements.

Les deux députés bruxellois ont enfin tenu à dire qu’ils ne souhaitaient pas la régionalisation de l’enseignement supérieur, mais stimuler son ambition au profit des étudiants, des écoles et de l’économie là où les compétences de la Région Bruxelloise le permettent. (Belga)