Bruxelles Pour le bourgmestre sanpétrusien : "500 logements, c’est non !"

Le bourgmestre sanpétrusien Benoît Cerexhe (CDH) et son échevin du Logement Pascal Lefèbvre (Ecolo-Groen) refuseront catégoriquement tout projet de plus de 500 logements sur le site des Dames Blanches.

Comme "La DH" l’annonçait hier, la ministre du Logement Céline Fremault a validé le projet de construction de maximum 46.205 m2 de logements sur ce site enclavé dans un des quartiers les plus huppés de la capitale. Sans citer de nombre de logements précis. D’après certains calculs officieux menés en interne à la SRLB, il est possible d’y caser environ 500 logements répartis comme suit : un tiers de locatif social, un tiers de locatif moyen et un tiers d’acquisitif moyen.

Pour les édiles sanpétrusiens, "cette proposition est totalement inacceptable. Si cela correspond aux fantasmes de certains à la SRLB, pour nous c’est tout simplement hors de question. Jusqu’à nouvel ordre, c’est le politique qui décide, pas la SLRB !, martèle Benoît Cerexhe. On a toujours défendu la même position. Et la ministre du Logement est d’accord avec nous. D’autant que ce chiffre ne correspond pas à ceux du masterplan présenté en septembre dernier."

En termes de nombre de logements, le masterplan prévoit en effet un minimum de 348 logements et un maximum de 424 logements. "Tout autre projet, ça sera non pour nous ! Il faudra nous passer sur le corps ! On est capable de leur faire comprendre que nous aussi, à Woluwe-Saint-Pierre, on peut aussi leur imposer nos idées. Surtout que, depuis le début, cette majorité a pris la position de ne pas faire du projet Dames Blanches un débat idéologique. Il n’est pas question de n’y construire que des villas avec des grandes piscines ni de faire du chiffre pour faire du chiffre."

L’échevin du Logement Pascal Lefèbvre se dit quant à lui "écœuré par cette lutte idéologique de la SLRB. Nous avons l’impression que ceux qui veulent faire de l’idéologie et du chiffre ne se rendent pas compte que cela n’aura pour effet que de bloquer un dossier qui n’a pas bougé depuis trente ans, à cause de ce principe idéologique qui consiste à construire un maximum de logements quelle que soit la spécificité des quartiers. Or tout le monde sait que le site des Dames Blanches est enclavé. Qu’il s’agit d’un dossier complexe en termes de mobilité."