Bruxelles

Un prix qui dénonce le manque de transparence de la commune.

Hier soir, Benoît Cerexhe (CDH), bourgmestre de Woluwe-Saint-Pierre, s’est vu décerner le prix Darth Vador de l’opacité par la plateforme belge Transparencia.


Pour appuyer cette ironique récompense, le collectif d’enquête sur la transparence des politiques en Belgique invoque plusieurs failles dans la gouvernance du bourgmestre et des échevins. "Benoît Cerexhe parle beaucoup de tornade éthique, mais il a tout de même attendu dix mois avant de communiquer les rémunérations, frais et avantages des mandats dérivés", explique Claude Archer, porte-parole de Transparencia.

Parmi les autres accusations, l’association dénonce également le manque de transparence quant aux mesures qui ont été prises en matière de sécurité dans les écoles, le manque de clarté concernant certains voyages d’agrément de l’échevin Serge de Patoul, ou encore le prix de la rénovation de la place Dumon.

Comme il l’a fait avec d’autres communes, le collectif entendait poursuivre son enquête avec l’interpellation du collège ce mardi soir lors du conseil communal, mais leur présence a été refusée. "Je ne vois pas pourquoi Jette a accepté notre demande d’interpellation et pas Woluwe-Saint-Pierre… Ils ont décidé de censurer nos questions", s’indigne Claude Archer. Contacté par nos soins, Benoît Cerexhe s’est dit avoir été piégé par de faux journalistes de Transparencia. "Ils peuvent dire ce qu’ils veulent dans les médias, c’est la liberté d’expression, mais les méthodes utilisées ne sont pas loyales du tout. Je clarifierai chaque point pour lesquels ils m’accusent."

Et concernant le refus d’interpellation citoyenne du collectif, le bourgmestre s’en est tenu au réglement communal. "C’est la même loi pour tout le monde, ils n’ont pas rempli leur demande dans la norme, pourquoi devrait-on faire une exception ?", a-t-il conclu.