Flandre Les grands travaux vont débuter à la basilique. Rencontre avec le président de la fabrique d’église.

La dame, très âgée, est née à la fin du XIXe siècle. Depuis un bon moment déjà, elle réclame des soins qui, au fur et à mesure que le temps passe, deviennent de plus en plus indispensables. Certes, la basilique de Bon-Secours ne devrait pas s’écrouler du jour au lendemain, mais elle a besoin d’une sérieuse rénovation. Les travaux devraient enfin débuter dans les prochains jours. Rencontre avec Pol Mourin, président de la fabrique d’église.

Pol Mourin, pourquoi y a-t-il réellement urgence ?

Tout simplement parce que les toitures, et notamment les toitures dites basses, sont fortement abîmées. Avec pour conséquence des fuites, des infiltrations d’eau et des soucis au niveau des grès comme nous venons d’en connaître.

L’entrée principale de la basilique est inaccessible depuis août 2017. Pour quelle raison ?

Quand on parle de réparation nécessaire des toitures des bas niveaux, cela comprend la toiture du porche, qui est passée à travers et dont l’état nécessite vraiment que l’on s’en préoccupe. Nous n’avons dès lors voulu courir aucun risque et le bourgmestre a même pris un arrêté pour interdire l’accès via l’entrée principale. Pour pénétrer dans la basilique, il faut donc passer sur le côté.

La phase 1 des travaux, qui a trait aux toitures basses, va enfin débuter. Avez-vous reçu des précisions à ce sujet ?

Oui et nous en sommes heureux. En 2017, la fabrique et la commune ont reçu de bonnes nouvelles de la Région wallonne concernant le financement, qui est ficelé. Les adjudications ont été lancées et l’entreprise a été désignée. Elle viendra installer les échafaudages le 14 mai. On pourra ainsi les voir le long de la basilique. De même que la baraque de chantier. C’est un signal. Et nous allons demander à la firme qu’elle débute si possible par la toiture du porche, ce qui nous permettra de rouvrir l’accès au public par cette entrée ensuite.

Combien de temps va durer le chantier de la phase 1 ?

Il est prévu pour 150 jours ouvrables. Avec les congés et les éventuelles intempéries, on peut dire que le chantier durera une année civile.

Vous dites aussi qu’une étude va être menée au niveau des grès.

Oui, à la suite de l’incident que nous avons vécu il y a un mois environ, une étude va être menée par l’Irpa, l’Institut royal du patrimoine artistique. Ce qui va nous permettre de comprendre pourquoi les grès sont dans un tel état et de mieux cibler la consolidation de ces grès, une étape qui constitue la phase 3 des gros travaux.

Vos paroissiens, comment réagissent-ils par rapport à tous ces chantiers ?

Certains sont inquiets mais ils sont surtout tous impatients à l’idée de voir ces travaux se concrétiser.

D’où viennent les fidèles ?

D’un peu partout. Il y a des gens de Bon-Secours, de Péruwelz et des entités voisines. Beaucoup de Français, aussi, puisque nous sommes juste à la frontière. Nous avons encore des pèlerinages de temps en temps et nous voudrions justement relancer cette formule. Ce sera possible après les travaux. Notre nouveau doyen, Philippe Daloze, qui a remplacé Bogdan Mordal, retourné en Pologne, apporte aussi son dynamisme.

La musique a aussi fait son entrée à la basilique.

Oui, via notre pôle musical, des concerts sont régulièrement organisés. Ils attirent des paroissiens mais aussi un autre public. C’est plaisant.