Flandre

Le gouverneur de Flandre occidentale Carl Decaluwé constate mardi, dans Het Nieuwsblad, que les actions de prévention pour garder propres les plages de la Côte belge n'ont pas eu l'effet escompté. Il plaide pour mettre les pollueurs à l'amende.

"Peut-être devrions-nous laisser tous ces détritus une semaine sur la plage pour que les touristes comprennent qu'ils ne peuvent plus s'y allonger", s'irrite le gouverneur, qui rappelle le nombre d'opérations de ramassage déjà réalisées ces dernières années avec des bénévoles.

"Sensibiliser n'aide manifestement pas, alors nous devons frapper là où ça fait mal, au portefeuille", déplore M. Decaluwé.

La difficulté de l'approche répressive est de surprendre le pollueur en flagrant délit. "Je ne suis pas favorable à l'idée d'envoyer davantage de policiers patrouiller sur les plages, ce n'est d'ailleurs pas possible, car avec 7 millions de touristes d'un jour, la police est déjà assez occupée". Certes les sauveteurs dirigeants ont déjà la compétence d'infliger des amendes, mais "ils doivent se concentrer sur leurs tâches principales, la sécurité", souligne M. Decaluwé.

Le gouverneur demande depuis des années de reconnaître la saison d'été à la Côte comme un événement touristique majeur, ce qui permettrait d'y dédier des moyens fédéraux spécifiques.

La zone de police de Bruges a réagi en rappelant qu'elle était débordée de travail actuellement en raison du contrôle des migrants passant par Zeebruges. Elle dit dès lors compter sur le bon sens des touristes.

Voisine, la zone de police Westkust va dans le même sens. Son chef de corps Nico Paelinck rappelle que le contrôle des infractions environnementales incombe en premier lieu à l'inspection de l'environnement et aux services communaux, avec leurs agents constatateurs dans le cadre des sanctions administratives communales (SAC).

Entre la surveillance des espaces pour fans du Mondial de football, le remplacement des gardiens de prison en grève, l'appoint pour des sommets comme celui de l'OTAN dernièrement, les policiers locaux n'ont pas le temps de s'occuper de la surveillance de la propreté des plages, souligne le chef de corps.