La Flandre réclame plus d'espace sur la scène européenne

Belga Publié le - Mis à jour le

Flandre

Le ministre-président flamand Kris Peeters a réclamé, à l'occasion de la fête de la Communauté flamande, un rôle plus grand pour la Flandre sur la scène européenne. "Dans trop de réunions européennes, l'on retrouve à tort aujourd'hui des ministres et des diplomates du fédéral autour de la table", a-t-il souligné.

La représentation belge à l'échelle européenne est régie par des accords déterminant qui du fédéral ou des entités fédérées - parfois les deux conjointement - assiste à telle ou telle réunion.

Mais la Flandre est depuis devenue une entité fédérée "adulte", a affirmé M. Peeters. "Elle doit donc siéger plus souvent à la table de négociation européenne. Nous devons aussi pouvoir exercer entièrement nos compétences au niveau européen".

Le chef de l'exécutif flamand reconnaît que la Flandre a régulièrement voix au chapitre en matière d'environnement, d'enseignement ou de pêche. "Mais c'est insuffisant ; il faut en finir avec ces compétences usurpées au niveau européen !".

Le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders (MR) "ne peut y faire obstacle plus longtemps", a lancé Kris Peeters.

Dès lors, "nous voulons aussi nous asseoir à la table lorsque les ministres des Affaires étrangères et des Finances (le CD&V Steven Vanackere, ndlr) y sont". Ces derniers préparent les sommets européens lorsqu'il est question de croissance économique, d'emploi et de discipline budgétaire, "bref, des domaines dans lesquels la Flandre a son mot à dire", ajoute M. Peeters.

Le chef de file du CD&V au gouvernement flamand insiste aussi sur une mise en oeuvre rapide de la réforme de l'Etat. "Elle offre des opportunités que nous ne pouvons pas laisser tomber".

Kris Peeters récuse les critiques de Bart De Wever

Le ministre-président flamand, Kris Peeters, a récusé mardi les critiques contre son gouvernement formulées par le président de la N-VA, Bart De Wever, dont le parti fait pourtant partie de la coalition au pouvoir en Flandre. "Ce n'est pas si simple de résoudre les problèmes avec des discours, comme les présidents (de parti) semblent le faire croire", a-t-il affirmé lors de l'émission De Ochtend de la VRT-radio.

Dans un discours prononcé lundi soir à l'occasion de la fête de la Communauté flamande, le président des nationalistes s'en était pris au gouvernement flamand, dont la N-VA fait partie. "La difficulté de s'en tenir à ce qui a été décidé, la pression administrative et l'excès de réglementation crée l'insécurité juridique qui barre la route à la libre initiative et à l'émancipation du Flamand", avait-il déploré.

"Il n'y a aucune raison de formuler de sévères critiques un 11 juillet, et certainement pas quand on peut soi-même y faire quelque chose", a rétorqué mardi M. Peeters.

"Les collègues de la N-VA (au sein du gouvernement flamand) ont des compétences très importantes, où ils travaillent dur. Je les soutiens dans leur approche", a ajouté le ministre-président.

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