Flandre

Des responsables de Brussels Airport ont tenu mercredi soir à Steenokkerzeel et Kortenberg une réunion d'informations destinée aux riverains sur les projets d'extension de l'aéroport d'ici à 2040. Entre 400 et 500 personnes ont participé à chacune des deux sessions. "Nous n'avons pas appris grand chose", se sont exclamés pas mal de gens déçus à la fin de la soirée. Les habitants de Humelgen (Steenokkerzeel) et Erps-Kwerps (Kortenberg) ont été particulièrement choqués d'apprendre plus tôt cette semaine que 22 habitations pourraient faire les frais de l'extension de l'aéroport de Zaventem, et qu'il est question d'ériger un mur haut de 18 mètres sur un kilomètre de long.

"Il n'y a encore rien de décidé", a insisté Piet Demunter, directeur du développement stratégique de Brussels Airport, au début de la séance d'informations à Steenokkerzeel. "Nous voulons mettre sur la table les différents scénarios et leur impact potentiel en toute transparence, pour examiner comment nous pouvons concilier l'intérêt général (de l'aéroport et de l'économie) avec l'intérêt local (des riverains)."

Les explications sur les conséquences des plans en termes de bruit, de mobilité et d'aménagement du territoire ont été régulièrement interrompues par des habitants inquiets. L'extension de la piste 25L vers l'est, le mur antibruit et les expropriations qu'il entraînerait ainsi que la recherche d'une connexion directe entre la E40 Louvain-Bruxelles et l'aéroport ont particulièrement fait réagir.

Même s'ils ont pu poser leurs questions, les riverains sont restés sur leur faim. "Un monologue", "aucune réponse concrète", pouvait-on entendre à la fin de la soirée.

"Brussels Airport a annoncé ses intentions en 2016. On est en 2018 et il n'y a toujours aucune solution. L'inquiétude de la population ne fait qu'augmenter", a déploré le bourgmestre de Steenokkerzeel, Kurt Ryon.

Tant lui que son homologue de Kortenberg sont contre toute extension des pistes de l'aéroport.