Flandre "Sois belge et tais-toi" fête ses 20 ans ce jeudi au Festival du rire de Rochefort. 

La troupe de Sois belge et tais-toi est de retour, ce jeudi, au Festival international du rire de Rochefort avec Le Grand Vingtième, le spectacle anniversaire. Rencontre avec André Remy, fondateur de la revue, un habitué du festival.

Vous revisitez les meilleurs sketches, les imitations et parodies les plus réussies ?

"Le Grand Vingtième" n’est pas vraiment un best of. Tout a été réécrit, avec mon fils Baudouin. Nous revenons certes sur les affaires déjà évoquées mais en établissant un parallélisme avec celles d’aujourd’hui. De l’affaire Agusta-Dassault, on passe à Publifin et au Samusocial. Après le scandale du poulet à la dioxine, on aborde les œufs contaminés au fipronil et le scandale sanitaire chez Veviba."

La revue est politisée depuis le début ?

"Dans le premier spectacle ‘Tous de la revue’, créé dans un collège, on ne parlait que des professeurs, des parents et des élèves. Quand on est sorti du cadre scolaire, on a été obligé de parler d’autre chose. La transition s’est faite au départ d’une manif dans la rue. Peu à peu, les hommes et femmes politiques sont apparus dans le spectacle."

Avec quelles réactions ?

"Ils sont contents de se voir sur scène car, même si nous les présentons de manière caricaturale, ils ne sont pas moqués, par exemple, pour une particularité physique. On ne détruit pas la démocratie. Nous sommes respectueux des personnes. Nous faisons de l’esprit sans grossièreté."

La famille royale se retrouve aussi sur scène. Et dans la salle ?

"A ma connaissance, aucun membre de la famille royale n’a, à ce jour, assisté au spectacle. Par contre, il arrive que des gens de leur entourage soient présents dans la salle. Ce jeudi, à Rochefort, je ferai quelques brèves apparitions, mais pas dans la peau d’Albert II. La reine Mathilde sera bien là, présentée sous un autre jour."

De nouveaux personnages ?

"Des hommes politiques, déjà évoqués dans la revue, mais pas encore imités sur scène, comme Willy Borsus ou Raoul Hedebouw, feront leur entrée. Le public retrouvera les habitués que sont Charles Michel, Elio Di Rupo ou encore Didier Reynders."