Flandre Les places d’ambulanciers, de pompiers volontaires et de pompiers professionnels sont chères.

Cette fois, c’est fait. Le recrutement de nouveaux pompiers et secouristes au sein de la zone de secours Hainaut-Centre est en phase d’être terminé. Dire que la procédure a rencontré un franc succès serait un euphémisme puisque ce sont pratiquement 1 000 candidatures qui ont été réceptionnées au sein de la zone pour 184 places vacantes. Pour beaucoup d’appelés, peu seront donc élus.

Les places sont chères

Du côté des secouristes ambulanciers volontaires, ce sont 209 candidatures qui sont estimées recevables sur les 259 reçues. Seuls 44 postes sont ouverts. Pour les sapeurs-pompiers volontaires, ce sont 91 candidatures qui sont conservées sur 129, pour 96 postes ouverts. Enfin, nombreux sont les candidats à être séduits par la fonction de sapeur-pompier professionnel : 558 candidatures sont recevables sur les 608 réceptionnées. Les places seront particulièrement chères puisque 44 postes sont disponibles.

"Il s’agit d’un concours, les candidats devront donc se positionner dans un classement", explique Pascal Hoyaux, président de la zone de secours Hainaut-Centre. "Ces engagements sont une nécessité et une obligation légale pour nous. Les auto-échelles devront désormais prendre le départ avec six pompiers à bord, contre quatre actuellement. Soit deux personnes de plus, 24/24h. Engager n’était pas une option."

Et le président d’ajouter : "Nous avons pris les devants pour ne pas nous retrouver en situation compliquée. Lorsque les candidats seront engagés - espérons en janvier - leurs tenues seront déjà commandées. Quelque 300 000 euros sont inscrits au budget pour leur permettre d’être opérationnels immédiatement. Si tout le monde respecte ses engagements, tout devrait bien se passer."

Assurer les départs ambulance

La zone de secours a en outre annoncé hier son intention d’assurer les départs ambulance 24/24 h et 7/7 j depuis le poste de secours de Soignies. Jusqu’ici, la présence en caserne d’une ambulance et de son équipage n’était effective que de jour.

La nuit, le véhicule stationnait devant le domicile de l’ambulancier, qui devait, en cas de rappel, passer chercher son collègue avant de partir en intervention. A terme, la zone entend généraliser cette bonne pratique à l’ensemble de ses postes de secours. Ce sera le cas de Braine-le-Comte dans les prochains mois.