Hainaut Les objectifs diffèrent, tant du côté de l’offre que de celui de la demande.

Quelque 10 500 personnes font étape chaque année à l’auberge de jeunesse de Tournai. "On est en progression depuis 2014", souligne la directrice, Céline Guisen, en poste depuis quatre ans. "En 2012, les chambres ont été entièrement rénovées, et ça a sans doute eu un effet bénéfique."

Aujourd’hui, l’auberge dénombre 93 lits répartis dans une vingtaine de chambres. "Ce sont des chambres simples mais confortables et spacieuses." L’établissement ne veut cependant pas se cantonner à n’être qu’un lieu de repos.

"Nous avons plusieurs salles communes qui sont autant de lieux de rencontres pour les usagers de l’auberge. Un salon cosy, une salle avec billard, une bibliothèque… C’est ça qui est le plus important pour nous", présente la directrice.

Et c’est aussi l’objectif principal des dix auberges de jeunesse du réseau en Wallonie et à Bruxelles : "Que les personnes se sentent bien et partagent des moments sympas ensemble."

Ce fil rouge, c’est "notre essence de vie depuis 1930". Pour Tournai, ça remonte plutôt à 1990, quand l’auberge a vu le jour. Mais cela œuvre à se différencier de l’hôtellerie traditionnelle, et évite de marcher sur leurs pieds.

"Malgré un rapport qualité-prix très satisfaisant, nous ne sommes pas concurrents", assure Céline Guisen. En attestent les facilités et équipements proposés aux voyageurs qui logent dans l’auberge de jeunesse.

"Ici, il n’y a pas de toilette dans les chambres, mais il y en a plusieurs partagées. Il n’y a pas de lits doubles, uniquement des superposés. Les gens doivent faire leur lit eux-mêmes, etc.", énumère-t-elle.

Mais c’est également ce qui attire un certain public en quête de partage. "C’est dans les sentiments qu’ont les gens que se retrouvent les différences."

Viser un public de jeune

L’âge est aussi un critère qui intervient, même s’il n’y a pas de restrictions comme ça peut arriver dans d’autres pays. "Nous visons au maximum un public de jeunes entre 12 et 26 ans."

Une ligne de conduite également dictée par le décret Centre de rencontre et d’hébergement, dont l’un des critères est d’accueillir plus de 50 % de ce public.

L’auberge de jeunesse brasse cependant "un public vaste et varié". Et si auberge et hôtels font bon ménage, certains voyageurs s’y trompent parfois. "Via Booking.com, par exemple, certains réservent sans prêter attention aux commodités." De quoi être quelque peu surpris, ou de découvrir une autre façon de voyager.