Hainaut

Action surprise, hier matin: une cinquantaine de manifestants des centrales générales, métal et Setca de la FGTB Centre se sont rendus, au siège de l'Inspection des lois sociales (ILS) à Bruxelles. Ils y ont protesté contre la fermeture du bureau de La Louvière. «Nous avons rencontré le directeur général de l'ILS et l'inspecteur responsable de l'administration et de l'organisation», souligne Jean-Philippe Piton, secrétaire de la centrale générale FGTB. «Il nous a été confirmé que l'ILS disposait d'une enveloppe fermée et la direction est confrontée à des problèmes de manque de personnel dû au manque de remplacements et de départs. 70 personnes sur 240 arrivent en fin de carrière.»

Les missions de l'ILS ont été accrues. Outre le contrôle des barèmes et du temps de travail, les inspecteurs s'attellent au contrôle de détachements, et de la fraude sociale. «Il est presque impossible pour l'ILS de mener ses missions à bien. Charleroi et Mons, comme La Louvière, manquent d'effectifs et ne sont pas efficaces», poursuit Manu Moraïs, secrétaire régional.

Il arrive que les inspecteurs louviérois couvrent Chimay ou Momignies. «La direction souhaiterait que la zone La Louvière-Le Roeulx soit couverte par Mons (25 pc); les zonings de Seneffe, Feluy (75 pc) seraient couverts par Charleroi. L'idée est de combiner un système d'intervention en réseau (comme en Flandre).» Dans ce schéma, La Louvière n'a pas sa place. «Aucun bureau ne sait remplir son rôle. On ne peut toucher aux districts», poursuit M. Moraïs. «Nous avons pris contact avec le ministre fédéral de l'Emploi pour discuter de l'enveloppe. Nous allons continuer l'action pour maintenir une inspection pour La Louvière.»

© La Libre Belgique 2006