Hainaut Le secteur des biotechnologies a créé plusieurs milliers d’emplois depuis 1999.

Depuis sa création en 1999, le Biopark ne cesse de croître. S’il est encore méconnu du grand public, force est de constater qu’il représente l’un des atouts économiques de la région carolo mais aussi de la Wallonie.

Au total, 46 entreprises prennent place sur l’aéropôle de Gosselies. Elles œuvrent dans le secteur de la biotechnologie. Ce sont ces sociétés qui permettent, via leurs recherches et leurs travaux de lutter contre certaines maladies et autres cancers.

Dominique Demonte, directeur de Biopark, a connu l’évolution du site. "En 1990, lorsque j’ai entamé mes études en biologie, j’étais partagé entre deux sentiments. D’un côté, j’étais ravi de m’épanouir dans mes études. De l’autre, je me disais que jamais je ne travaillerais dans la biologie à Charleroi."

Près de 30 ans plus tard, Charleroi est devenue le cœur de la biotechnologie wallonne. "A l’époque, l’aéropôle n’existait pas. Lorsque les premiers chercheurs sont venus à Charleroi, il n’y avait que des champs. Charleroi n’était pas la Silicon Valley." Aujourd’hui, par contre, 1 100 personnes travaillent dans le Biopark.

Par an, 850 personnes formées sur le site

Le Biopark possède d’ailleurs son propre centre de formation continue. Si bien que chaque année, 850 personnes sont formées sur le site et dans tous les domaines. "Cela va du demandeur d’emploi au CEO", ajoute Dominique Demonte.

Il faut savoir que 80 % des personnes sans emploi formées sur l’aéropôle sont engagées l’année suivant la formation. "Des cours à destination des chercheurs et des professeurs existent également." En termes d’emplois, comme de santé, le Biopark représente un important carrefour pour la Wallonie.

"Ces dix dernières années, notre région a perdu plus de 10 000 emplois dans les industries du verre, de l’acier ou encore du génie civil", admet Paul Magnette (PS), bourgmestre de Charleroi et ministre-président wallon. "Mille emplois directs ont été créés à partir de rien en vingt ans, grâce au Biopark. Les emplois indirects, quant à eux, se chiffrent à 3 000." Et si le Biopark représentait le nouvel élan économique du Pays Noir ?