Hainaut Le CDH louviérois estime que ses conseillers de CPAS sont muselés.

Rien ne va plus entre le PS et le CDH louviérois. Les tensions sont en effet maximales au sein du CPAS, depuis que les Humanistes ont réagi à la non-désignation d’un candidat au poste de directeur général du CPAS alors qu’il avait réussi toutes les épreuves. Aujourd’hui, le CDH dénonce un black-out organisé et cri au déni de démocratie.

"Mercredi soir lors du conseil du CPAS, nos conseillers se sont vu rappeler que l’entièreté des débats se tenait à huis clos. La présidente leur a fait comprendre qu’il valait mieux qu’ils ne s’expriment pas", relate Xavier Papier, président de la section locale. "Nos conseillers ont été mis sous pression. Très attachés à l’action sociale, ils préfèrent respecter les règles et ne plus rien dire. C’est tout simplement scandaleux."

Débats soumis au huis clos

Xavier Papier reste conscient que, selon la loi organique des CPAS, tous les débats sous soumis au huis clos. "C’est une loi absurde et anti-démocratique qu’il est temps de modifier. Le contrôle n’est que difficilement possible car il faut attendre que le collège communal ait pris connaissance des décisions du CPAS et que les conseillers aient accès aux dossiers pour poser des questions. C’est à cause de ce genre de pratiques que les pires fautes ont été commises ces derniers mois."

Le président de section locale ne dispose que de peu de marge de manœuvre. "Nous allons interpeller nos députés pour qu’ils interviennent sur cette problématique et que le huis clos ne concerne plus que les débats liés aux personnes, comme c’est le cas au conseil communal. Nous allons aussi écrire au procureur du Roi et à la ministre des Pouvoirs locaux Valérie De Bue pour compléter l’information qui sera donnée par le PS, puisque Colette Burgeon avait annoncé dans les médias son intention de déposer plainte contre nous."

Hier, l’agacement était perceptible dans la voix de Xavier Papier. "Je suis révolté de constater que le CPAS contraint nos conseillers au silence alors qu’ils dénonçaient des dysfonctionnements. Il faut bien constater que le PS ne tient pas compte de la volonté de changement, de transparence et de bonne gestion réclamée par la population puisqu’il nous empêche de travailler."

Le CDH a décidé de confier le dossier aux avocats.