Hainaut

Les travailleurs refusent notamment de prester des heures supplémentaires.

Depuis lundi, la distribution du courrier a repris plus ou moins normalement dans la région de Mons et la région du Centre. Cette semaine, les différents centres de tris ont surtout tenté de rattraper les retards accumulés. Cependant, les travailleurs ont repris le chemin du boulot mais leur colère est toujours présente.

Car c’est en menaçant les employés avec des astreintes importantes que la direction a mis fin aux mouvements de grève de la semaine dernière. Une amende de 250 euros par blocage de travailleur ou de véhicule aurait été imposée à chaque gréviste. “Ça a été très mal perçu”, confie Luc Vanhaverbeke, permanent CSC Transcom. “Les travailleurs ont été en réalité davantage tristes qu’en colère. Ils étaient pourtant partis dans un combat légitime.”

Certains ont donc poursuivi leur mouvement en ne se présentant pas au bureau. “Des travailleurs ont encore fait grève lundi. Il y en avait encore certains en grève mardi, mercredi et jeudi. Ils ne se sont simplement pas rendus sur leur lieu de travail.”

Les employés de bpost dénoncent une charge de travail énorme et un manque de personnel flagrant. “Le but de la grève était d’obtenir des meilleures conditions de travail. En attendant les résultats des négociations avec la direction, la majorité des travailleurs refuse de faire des heures supplémentaires non-rémunérées. Arrivés à leur quota d’heure quotidien, ils arrêtent même s’ils n’ont pas terminé ce qu’ils étaient en train de faire.”

La semaine dernière, les bureaux de Soignies, Binche, Ghlin, Dour ou encore Boussu étaient bloqués par les grévistes. De nouvelles négociations entre le front syndical et la direction devraient se tenir dans les prochains jours.