Hainaut

Les orages ont été violents à Braine-le-Comte mardi soir. Ce sont principalement les villages de Ronquières et d’Hennuyères qui ont subi des dégâts. "Nous avons cinq maisons où les coulées de boue ont fait irruption ainsi des caves inondées à la rue de la Gare", indique Bénédicte Thibaut, bourgmestre faisant fonction. "A Ronquières, c’était un véritable déluge. Le village forme une cuvette qui a reçu toutes les eaux venant de Nivelles, d’une part, et d’Henripont, d’autre part." La situation était tellement problématique que les autorités ont activé le plan d’urgence. "Le bâtiment agricole d’un fermier, frappé par la violence du torrent, menaçait de s’effondrer", poursuit Bénédicte Thibaut. "La protection civile est donc intervenue pour étançonner le bâtiment."

La Ville de Braine a par ailleurs introduit une demande de reconnaissance de calamité. "Il est tombé entre 40 et 50 litres d’eau par mètre carré. Nous devrions rentrer dans les critères. Nous allons mettre en place un cellule administrative pour faciliter les riverains des quartiers touchés dans leurs démarches."

Des rues fermées

Ensuite, le temps sera consacré à la réflexion. "Empêcher les violents orages, c’est impossible. D’ailleurs, après les fortes pluies de mardi, nous avions déjà procédé au nettoyage de tous les avaloirs de Ronquières. Mais cela n’a pas suffi. Lors du prochain collège communal, nous étudierons tout de même les mesures possibles pour tenter de limiter les dégâts. Il faudra notamment mener des discussions avec les fermiers pour voir si leur façon de cultiver n’est pas problématique", conclut Bénédicte Thibaut.

Mêmes réflexions à Ecaussinnes où, à la suite des intempéries, des rues ont dû être fermées à cause des coulées de boue. "Des dispositifs avaient déjà été mis en place. Mais nous allons reprendre contact avec la cellule du Giser de la Région wallonne pour examiner de nouveau la situation", indique le bourgmestre Xavier Dupont pour qui c’était une première. "Nous connaissons les champs problématiques qui entraînent d’importantes coulées de boue. Ce sont généralement des champs où l’on cultive la pomme de terre. Nous prendrons donc aussi contact avec les fermiers concernés."