Hainaut

Silly

Vent de protestation

la réunion d'informations programmée par Ideta, ce jeudi soir à Hellebecq, risque d'être chahutée. On y dévoilera les résultats de l'étude d'incidence relative au projet éolien baptisé Elsa. Un vent de contestation souffle sur ce projet depuis la constitution, en début de semaine, d'un groupe de riverains pas vraiment chauds à l'idée de voir des éoliennes s'implanter à proximité de leurs maisons. "Même si Ideta essaie de nous convaincre du contraire, nous avons relevé une série d'anomalies dans le dossier monté par l'intercommunale. Nous avons le sentiment que le pouvoir public abandonne toute maîtrise foncière du territoire wallon au profit d'entreprises privées. Cette course au profit est illustrée par la prolifération de projets à l'étude en Hainaut occidental", indiquent les opposants. Pour avoir plus de poids, leur plate-forme s'est affiliée à l'association Vent de raison, qui regroupe plus de 20 comités d'opposants dans chacune des provinces wallonnes. "La plupart des parcs d'éoliennes se situent trop près des zones d'habitat. Certaines se situent à seulement 400 m des maisons. Même si la Région wallonne prévoit dans sa législation une distance minimale de 350 m, les organisations de la santé préconisent, elles, un écart de 1500 m", rappelle Laurence Pierquin, porte - parole du comité. "Par rapport au projet Elsa, notre souhait est qu'on puisse revoir les distances à la hausse. D'autant que le projet initial présenté à la commune de Silly ne comportait pas neuf mais trois éoliennes." Le comité a d'ores et déjà interpellé par courrier les différents ministres compétents et s'apprête à faire circuler une pétition. (B.D.)

Élouges

"Je n'ai pas eu assez de temps"

étape importante mercredi à Elouges et elle satisfait visiblement tout le monde. Le site de la société Covadec, où des scellés avaient été posés vendredi dernier, a été rouvert hier midi... sous conditions. On se souvient qu'une quantité importante de déchets y avait été trouvée par les équipes du service environnement de la Région et que certains de ces déchets n'entraient pas dans le cadre du permis d'exploitation. La première priorité est donc l'assainissement du site et c'est en cours.

"Nous avons permis une réouverture partielle et temporaire suite à la remise d'un document ce mercredi par l'exploitant, expliquait en matinée Carlo Di Antonio. Il s'agit bien uniquement d'ouvrir les portes pour l'évacuation d'environ 1000 mètres cubes de matières plastiques. L'évacuation se fera de 8h à 18h et un bordereau devra être présenté par chaque camion qui sort." Le bourgmestre est ravi que l'exploitant prenne ses responsabilités puisqu'on évitera ainsi à la collectivité de prendre en charge les frais d'évacuation. Mais le soulagement est aussi bien présent chez cet exploitant, Ronny Arbel, qui a enfin accepté de se confier sur cette affaire.

"S'il y a eu des rappels à l'ordre pour le site, ils datent de 99 et 2000 et je ne suis là que depuis 14 mois. J'espère qu'on peut parler d'un nouveau départ pour Covadec mais j'estime que le nouveau départ, c'était déjà à mon arrivée et je n'ai simplement pas eu assez de temps." (G. Duf.)