Hainaut Brugelette De 275 000, elle passera à 350 000 euros en 2019 sur base d’une nouvelle convention.

Un seul point a occulté tous les autres, jeudi soir, lors du dernier conseil communal de la législature brugelettoise. Celui-ci portait sur l’adoption d’une nouvelle convention entre la commune et le parc Pairi Daiza. Approuvée par neuf voix pour, trois abstentions et un non, celle-ci va permettre à l’ancienne cité sucrière de bénéficier d’une dotation annuelle plus importante en provenance du parc.

De 275 000 euros, celle-ci passera cette année encore à 295 000 pour atteindre la barre des 350 000 en 2019. Avec la venue de quelques membres du collectif Pays Vert/Brugelette venus dénoncer à leurs yeux une manœuvre électoraliste et un déni de démocratie en sachant qu’à l’origine, la dite convention ne devait être renégociée que par la prochaine majorité, le bourgmestre avait fait appel à une présence policière à l’entrée de la salle. Finalement, il n’y a eu ni débordement ni éclat de voix ou encore de prise de parole intempestive durant les débats.

Des recettes fiscales supplémentaires

D’emblée, le bourgmestre a justifié le caractère d’urgence de faire voter cet avenant. "Si nous n’avions pas prorogé dès à présent cette convention jusqu’en 2024, la commune n’aurait pas été en mesure de percevoir la taxe de 50 cents sur les nuitées d’hébergement du parc, en sachant que la convention existante stipulait qu’aucune autre taxe ne pouvait être perçue sur les activités du parc", explique André Desmarlières.

Et ce dernier d’ajouter qu’une fois que tous les hôtels du parc seront construits, 280 000 euros de recettes fiscales supplémentaires rentreront dans les caisses communales.

Si, par la voix de Christel Le Maire, le CDH a pris position en faveur de la nouvelle convention soumise au vote, sa porte-parole a regretté son inscription tardive à l’ordre du jour. "Cet avenant fait l’objet de discussions depuis un an. Ce manque de bonne gestion met tout le monde dans l’urgence et favorise un climat de suspicion malsain sur d’éventuelles intentions électoralistes".

Pour Xavier Coenen (Écolo) qui s’y est opposé, le caractère d’urgence du point ne se justifiait pas. "Le parc veut se prémunir de toute surprise électorale pour pérenniser ses investissements", estime ainsi le représentant des Verts.Bruno Deheneffe