Hainaut Le possible départ vers Ath de Bruno Lefèbvre alimente toutes les spéculations.

À quelques heures de l’assemblée générale de l’USC d’Ath qui doit entériner (ou pas ?) l’éviction de Marc Duvivier de la liste des candidats qui défendront les couleurs socialistes lors des élections communales d’octobre prochain sur les bords de la Dendre, les pronostics vont bon train.

Y aura-t-il un revirement de dernière minute des militants en faveur du bourgmestre Marc Duvivier pour lui permettre de sauver la face et de faire en sorte qu’il puisse se représenter sous la bannière du PS, malgré ses ennuis judiciaires qui, fin janvier, ont conduit le bureau local du parti à l’évincer tout en faisant un appel du pied au maïeur de la cité voisine de Chièvres pour le remplacer ? Le verdict devrait tomber ce soir à la Maison du peuple de Maffle où se tiendra cette réunion cruciale pour l’avenir du PS athois.

Inutile de dire que les spéculations vont également bon train dans la cité des Aviateurs quant au départ annoncé de Bruno Lefèbvre vers la cité des Géants. Si pour certains Chiévrois, les jeux sont faits, d’autres refusent de tirer des plans sur la comète.

"Contrairement aux rumeurs qui circulent, mon sentiment est qu’il ne partira pas, du moins lors de la législature à venir. Notre bourgmestre est certes ambitieux et vise d’autres postes plus élevés mais l’heure de quitter son fief n’a pas encore sonné", se persuade Marc.

Cet indépendant pense que la population athoise ne verrait pas forcément d’un bon œil l’arrivée du jour au lendemain d’un mandataire extérieur dont la candidature répondrait avant tout à des logiques de parti. "Je serai fortement surpris qu’une formation politique déjà fragilisée par les affaires manipule l’électorat de cette façon. Si c’était le cas, je trouverais cela désespérant !"

Quelle que soit la décision que prendra Bruno Lefèbvre, celle-ci n’influencera pas le vote d’un Athois interrogé à ce sujet entre les étals du marché chiévrois. Geneviève, elle, ne prédit rien de bon au député-bourgmestre si celui-ci quitte la cité des comtes d’Egmont pour la capitale du Pays Vert. "Là-bas, c’est loin d’être gagné pour lui !"

De son côté, Xavier n’ose pas trop s’avancer sur la suite des événements. "Je pense que l’intéressé hésite encore sur le fait de saisir une telle opportunité. Une chose est sûre, il ne partira pas à l’aveugle sans savoir où il met les pieds. S’il s’en va malgré tout, nombreux sont les Chiévrois(es) qui ne s’en réjouiront pas."