Capitale du don d’organes ?

D.A. Publié le - Mis à jour le

Hainaut

Charleroi est déjà la capitale sociale de la Wallonie. Elle pourrait devenir demain celle du don d’organes. L’idée a été évoquée ce jeudi au conseil communal où le groupe CDH a soumis une motion au vote pour améliorer l’information et renforcer la sensibilisation du citoyen. "Depuis la loi de 1986, tout citoyen belge ou étranger domicilié depuis au moins six mois en Belgique est considéré comme donneur d’organes, sauf s’il s’y est opposé de son vivant ou si sa famille proche le refuse lors de son décès" , rappelle l’échevine CDH Véronique Salvi. "Pour éviter aux proches d’avoir à prendre une décision douloureuse, chacun peut remplir un formulaire de consentement" .

C’est vital : en Belgique, 1 250 patients sont en attente d’une greffe ou d’une transplantation. Pour eux, c’est une question de survie. Un tiers de ces malades ne recevront pas le rein, le cœur ou l’organe vital parce que les donneurs manquent. Augmenter la population de donneurs (actuellement moins d’1 % en Belgique), c’est l’objet de nombreuses initiatives, pour ne pas parler de croisades.

Au niveau local, le marathonien Michel Drygalski court en ce moment ses 42 kilomètres quotidiens sur la piste d’athlétisme de Roux. Il le fait pour promouvoir le don d’organes, et s’est fixé le défi de boucler 50 marathons en 50 jours.

Au CHU de Charleroi, le Dr Michel Daune a mis en place en 1993 la première équipe de prélèvements d’organes de la région. En 20 ans, elle en a effectué 430, ce qui place Charleroi au niveau de l’Espagne, le pays le plus performant en la matière.

Un pas de plus vient d’être effectué : dans la foulée du parlement wallon, la ville de Charleroi s’est engagée à mettre des moyens en œuvre pour toucher plus de monde. Dans un premier temps, il avait été imaginé de mobiliser du personnel communal pour collecter des formulaires de consentement dans les bureaux de vote.

Pour d’évidentes questions d’organisation, on y a renoncé, mais les élections du 14 octobre seront mises à profit pour informer l’électeur sur le sujet, par voie de dépliants. Il est aussi question de renforcer la sensibilisation dans les bureaux d’Etat civil.

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