Hainaut

Olivier Moulin, fils d’Annie Moulin, la propriétaire de la parcelle sur laquelle se trouve le château de la Royère à Néchin, est architecte de formation. Et il est véritablement amoureux du site. Pourtant, il y a quelques décennies, le château ne revêtait aucune importance. Lorsque les Moulin ont acquis le site, le château devait même être encombrant pour cette famille d’agriculteurs. De premiers travaux avaient même été réalisés pour pouvoir exploiter un maximum d’espace sur la parcelle.

Quand il était adolescent, Olivier Moulin, un joyeux quarantenaire aujourd’hui, s’amusait à se frayer un chemin à travers la végétation luxuriante sur le site du château de la Royère. Plus tard, lors de ses études, il se lancera dans le déblaiement du château. "Il a fallu défricher, retirer des couches et des couches de végétation, ce n’était pas de tout repos; et puis, j’ai petit à petit vu la forme très sophistiquée du château. C’était déroutant, fascinant , se souvient Olivier Moulin. Nous y avons également fait de l’archéologie sauvage pendant de nombreuses années. Mais quel raffinement extraordinaire, poursuit Olivier Moulin. C’était incroyable de réaliser cela à ce moment. Les finitions sont vraiment remarquables. C’est féerique ! Ce château, c’est de la dentelle !"

Olivier Moulin, poussé par le goût des belles choses, se sent tellement impliqué dans l’histoire de ce château de la Royère qu’il participe également au chantier de restauration. C’est plutôt unique d’ailleurs pour un chantier de l’Institut du patrimoine wallon (IPW). "Je suis un manuel. Je voulais participer de manière concrète, de manière pratique, à sa restauration. Je ne voulais pas seulement en parler, mais également le toucher, mettre la main à la pâte."

Pour Olivier Moulin, il importait de restaurer le site. Ce premier chantier est un début. Il rêve que le château de la Royère soit entièrement rénové, "et même reconstruit" , plaisante-il. Il souhaite également que le périmètre et les marécages soient un jour rétablis.