Hainaut Comment relier le Bultia au R3, tout en préservant le paysage et en évitant le bruit ?

La sortie sud de Charleroi vers Couvin/Charleville-Mezières fait l’objet de spéculations depuis plus de trente ans. Si une solution a pu être trouvée pour le contournement de Couvin, il faut finaliser le projet de E420 entre le Bultia et le périphérique R3.

Quel est l’état d’avancement de ce dossier ? La députée PS Graziana Trotta a interrogé par écrit le ministre wallon de la Mobilité et de l’Aménagement du territoire Carlo Di Antonio (cdH). Ce dernier a la volonté d’aboutir sous cette législature. "La première phase de l’étude d’incidences a été présentée à la commission régionale d’aménagement du territoire (Crat)", indique-t-il. Si celle-ci a approuvé les objectifs fixés, "elle a demandé à approfondir certains points : conséquences socio-économiques de la création de la voirie, gabarits de la route rapide, impact sur la fréquentation du périphérique R3, estimation des coûts, etc. Dans le même esprit, des précisions ont été réclamées sur le tableau d’analyse SWOT (Atouts, Faiblesses, Opportunités, Menaces). A ce stade, la seconde phase est aussi terminée. Ses résultats ont été présentés à la Crat au mois de mars dernier."

Enquête publique lancée avant le mois de juillet

A propos du calendrier, Carlo Di Antonio est formel : "L’enquête publique démarrera avant le mois de juillet afin d’obtenir les avis consultatifs des diverses instances dans le courant de l’automne". Ambition : faire aboutir la révision des plans de secteurs dès le début 2018, et introduire une demande de permis.

L’ouverture annoncée du contournement de Couvin impose d’avancer vite. Cela créera en effet un appel d’air pour les véhicules lourds, qui viendront saturer un peu plus les engorgements de la N5 à partir du Bultia.

Au total, la liaison entre Somzée et Charleroi développera 18 kilomètres, dont dix en voies à double sens et huit sur les jonctions Est et Ouest à une bande, les branches du fameux "trident light". A terme, celles-ci absorberont un trafic de 15 à 20 000 véhicules par jour.

La volonté politique est de limiter l’impact paysager et sonore dans l’ensemble des communes et des quartiers traversés en privilégiant les tronçons enterrés ou semi-enterrés. Sur la majorité de son parcours, la E420 se fera en déblai, sous le niveau du sol. Entre Somzée et le nord du Bultia, le flux attendu à l’horizon 2030 a été estimé à une fourchette de 30 à 40 000 véhicules par jour dans chaque sens.