Hainaut Huit offres de rachat et sept projets de vente approuvés par le conseil communal.

Dans les années 90, l’ancienne Régie foncière de Charleroi avait été créée pour assouplir la gestion du patrimoine immobilier privé de la ville. L’opération a généré plus de pertes que de profits.

En 2010, le déficit s’élevait à près de vingt millions. Si la commune a obtenu des prêts exceptionnels de la région wallonne pour revenir à l’équilibre, c’est avec l’engagement d’assainir la situation. La mise en vente de biens lui permet de remplir ses engagements : dans ce cadre, son conseil communal vient de valider huit opérations d’aliénation de gré à gré, avec des offres de rachat validées pour un total de 485 000 euros. Il a aussi marqué son accord au lancement de nouvelles procédures de vente : celles-ci concernent sept bâtiments et terrains qui vont être mis aux enchères. Leur valeur représente près de 0,75 million, selon les estimations du bureau de géomètres experts désigné par marché public. La Ville monte donc en puissance dans la valorisation de ses actifs.

A Marcinelle, quatre ensembles immobiliers vont changer de propriétaire. L’opération porte notamment sur la cession pour l’euro symbolique de l’ancienne salle des fêtes du Préau des Haies au cours Garibaldi (ex-rue Ferrer) : la Sambrienne y porte un projet de construction de quatre logements, pour 540 000 euros.

Selon l’échevin Goffart, ce bien délabré représente actuellement une lourde charge pour la Ville et constitue un foyer d’insécurité pour le quartier. Un euro aussi sera versé par Igretec pour la reprise du parc d’activités artisanales du ZAMI à Gilly qui s’articule autour de quatre infrastructures de bureaux et d’ateliers.

Des rentrées non fiscales

Parmi les sept nouveaux biens mis sur le marché, trois sont des immeubles de la place Louis Delhaize à Ransart aux numéros 20, 24 et 25. "Nous vendons également une maison de maître au pied de l’avenue Pastur à Mont-sur-Marchienne d’une surface cadastrale de 346 m2 (estimation à 200 000 euros), un immeuble de trois logements rue Saint-Charles à Montignies-sur-Sambre (estimation à 145 000 euros) et un logement à la rue des Gardes au centre de Charleroi (62 000 euros)." Des rentrées non fiscales qui vont remettre un peu de beurre dans les épinards budgétaires, et qui dégagent la Ville de responsabilités souvent lourdes en termes de gestion immobilière.