Hainaut

Lisiane Leclerq, 38e sur la liste MR de Charleroi défend aussi les intérêts de Philippe Knaepen.


La campagne électorale n’est pas de tout repos pour les candidats qui travaillent mais elle est encore moins évidente pour ceux qui, déjà sont en campagne pour d’autres.

Entre organisation et connaissance des dossiers, il faut mettre les bouchées doubles pour convaincre son propre électorat et séduire celui de “son patron”.

Lisiane Leclercq fait partie de ces candidats à la double casquette. Engagée au cabinet de Philippe Knaepen à Namur, elle travaille pour la campagne du député- candidat bourgmestre sur la commune de Pont-à-Celles mais aussi pour la sienne à Charleroi.

Si cela fait quelques années qu’elle est au service du MR et de différents députés comme Destexhe et actuellement Knaepen, c’est la première fois qu’elle franchit le pas pour défendre ses propres convictions.

En plus de jouer sur deux tableaux, elle doit gérer une place de 38ème sur la liste de Charleroi qui compte 51 candidats.

Autant dire que la campagne est rude tant pour sa propre place que pour celle de son député patron.

“Je dois gérer des horaires très lourds, en journée je travaille sur les dossiers de la Région Wallonne et je fais campagne à Pont-à-Celles. En soirée ou en journée, mais après m’être arrangée, je fais campagne sur Charleroi. Je sais que je suis soutenue mais Charleroi et Pont-à-Celles n’ont rien en commun. D’un côté je suis dans une zone rurale où tout le monde se connaît et d’un autre je suis en pleine ville. Même si Charleroi est un village, la mentalité n’est pas du tout pareille.

Les enjeux diffèrent totalement. D’un côté je bosse pour quelqu’un qui vise clairement le poste de bourgmestre et sur Charleroi je cherche simplement à apporter ma pierre à l’édifice.”

A savoir si la licenciée en philologie romane ne se sent pas faire juste nombre sur la liste carolo elle répond tout de go : “il ne me semble pas faire nombre même si je sais qu’il y a de sérieux candidats avant et derrière moi. Je ne pense pas être dans le ventre mou de la liste mais je dois me battre doublement avec des enjeux forts différents.”

A 32 ans, l’habitante de Marchienne-au-Pont promet qu’elle n’en restera pas là et compte bien faire ses armes et apprendre la politique locale très différentes de la politique régionale.