Hainaut

Après l'échec des négociations entre le PS et le PTB en vue de former une coalition à Charleroi, le PTB a dénoncé, vendredi matin, "la mascarade" des socialistes.

"Dès le départ, le PTB a défendu une vision pour Charleroi caractérisée par une rupture par rapport à ce qui se fait aujourd'hui. Malheureusement, Paul Magnette estimait, lui, avoir un mandat pour continuer dans son modèle de ville libéral et avait la majorité absolue à lui tout seul", affirme, dans un communiqué, le PTB dont les propositions ont été "systématiquement balayées".

Parmi celles-ci figuraient notamment une révision du masterplan, la gratuité des TEC, des investissements dans les services communaux, la fin de toute austérité ou encore le développement des logements sociaux.

"Nous étions bien conscients que tout ne pourrait pas se faire en un coup de baguette magique et qu'il fallait des compromis mais pour réaliser ces propositions, il aurait fallu au moins une base commune de respect dans la négociation et dans la volonté d'une rupture avec les six dernières années. Or, dès les discussions préliminaires, Paul Magnette s'est attelé à expliquer pourquoi il n'était pas possible de faire autrement que la politique actuelle", avait pour sa part expliqué, dès jeudi, Sofie Merckx, tête de liste du PTB à Charleroi.

"Tromper l'électeur du PTB à Charleroi, ce serait de rentrer dans une majorité qui continue à appliquer la même politique libérale qui mise sur le city marketing, qui investit dans une marina tout en diminuant le nombre de logements sociaux et qui vote un règlement anti-mendicité. On ne va pas avoir des échevins PTB qui vont continuer à appliquer la politique de la majorité actuelle", avait-elle ajouté.

Jeudi, Paul Magnette avait accusé le PTB d'avoir trompé l'électeur. "Le succès de ce parti tient à ce que, après 40 ans d'existence, il n'a jamais exercé de responsabilité et préfère s'en tenir à de grands discours démagogiques. Ceux qui attendaient le changement en sont pour leurs frais", avait déclaré le bourgmestre carolo à l'agence Belga.