Hainaut Après 4 jours d’arrêt de travail, les agents de la Ville ont obtenu des réponses de Magnette.

Le travail a repris au service propreté de la Ville de Charleroi ce mercredi matin. Les agents communaux étaient en "grève" depuis jeudi dernier suite à un commentaire du Directeur Général, leur annonçant qu’ils devraient d’office être transférés à l’intercommunale Tibi, sinon c’était la porte… sans possibilité de transferts internes à la ville ni autre choix.

"Lundi soir, le bourgmestre est venu avec le directeur adjoint pour parler aux travailleurs", explique Philippe Barbion de la CGSP. "C’étaient les seuls interlocuteurs plausibles : le reste du collège est en affaires courantes jusqu’en décembre, et les travailleurs ne peuvent plus voir le directeur général en peinture depuis son annonce."

Résultat ? La rencontre a eu l’effet escompté : les travailleurs ont été rassurés. "On nous a expliqué qu’un C4 ne serait pas spécialement délivré aux agents qui refusent leur transfert", continue Philippe Barbion avec soulagement. "On nous a dit qu’il y avait des possibilités d’ouvertures, que ce sujet doit encore être approfondi et que le discours tenu par le directeur était un raccourci."

Dans la foulée et à leur demande, le directeur adjoint a envoyé une note mettant par écrit ce qui avait été dit durant la soirée. "Globalement, c’est bon. Suffisant pour que le travail reprenne pour l’instant." En attendant que le nouvel échevin s’attaque à ce dossier durant le premier trimestre 2019 en tout cas. "Il resterait une petite cellule propreté à la ville, pour procéder aux enlèvements des sacs poubelles et déchets sauvages, sur ordres des agents constatateurs, qui restent aussi. Il y aura aussi des départs dans différents services, et des agents d’ici pourraient s’y transférer. C’est à voir. Quoi qu’il en soit, on restera vigilant pendant les deux prochaines années. On a aussi demandé à ce qu’une cellule d’info commune soit mise en place entre la Ville et Tibi… parce que pour l’instant, on entend des échos différents de chaque côté, ça alimente la rumeur, et c’est mauvais pour tout le monde."