Hainaut C’est l’analyse de la tête de liste PTB Sofie Merckx.

Le bourgmestre de Charleroi a-t-il eu réellement la volonté d’étudier un projet d’alliance avec le PTB ?

La femme politique la plus populaire de sa ville Sofie Merckx semble convaincue du contraire : "Par sa sortie dans la presse après notre première réunion, il a flingué lui-même les chances de conclure un accord", affirme-t-elle. "Et il a transformé en ‘mascarade’ ce qui aurait dû être une négociation. Cela m’amène à me poser des questions sur le respect qu’il a des 15,7 % d’électeurs qui ont choisi le PTB." La tête de liste et conseillère sortante estime que Paul Magnette veut continuer à mener la même politique. "Pour ça, il n’a pas besoin de nous", rétorque-t-elle. "Nous exigeons une vraie rupture. Mais il n’y est pas prêt…"

Le PTB estime avoir été trompé par le leader du PS. "Et l’entendre affirmer que nous n’avons pas de proposition concrète est difficile à avaler quand nous savons ce que nous avons mis sur la table. Par exemple, nous voulons réorienter le plan de réaménagement du quartier de la cité des Finances où il est prévu de construire une marina. Il nous a opposé un non catégorique. Nous lui avons aussi demandé d’investir massivement dans le logement social pour en porter la capacité à 30 % du parc locatif carolo. Là encore, il a refusé, estimant que la limite de 10 % ne devait être dépassée."

Magnette dit s’être heurté aux limites du réalisme politique du projet PTB : "Décréter par exemple la gratuité des transports en commun sans dire comment on la finance, ça ne va pas." Les négociations vont se poursuivre sur la gauche avec Écolo, une nouvelle réunion est programmée lundi. Avant d’inviter à la table un troisième partenaire ? Verdict dans les jours à venir…

Le PTB se promet à mener une opposition dure : "Nous serons intransigeants sur les contrôles et l’analyse tout en soutenant les politiques sociales", dit Sofie Merckx. "Nous serons aussi présents au CPAS et à la Sambrienne. Ce qui nous donnera accès à des pièces qui nous sont aujourd’hui refusées."