Hainaut

Triste constat du dernier atlas socio-économique de Charleroi Sud Hainaut: de 380 à 1.172 habitants pour un médecin.

Si elle bénéficie d’une offre hospitalière à la pointe, la région de Charleroi Sud Hainaut souffre d’une double pénurie qui affecte le bien-être de ses 460.000 habitants répartis sur 21 communes.Pénurie de médecins généralistes d’abord, avec une pyramide des âges qui rend le phénomène encore plus inquiétant et pénurie de places d’accueil dans les crèches.

Les perspectives sont là un peu plus encourageantes. Selon les chiffres du dernier atlas socio-économique publié par l’intercommunale Igretec, un rattrapage est amorcé, il doit s’étaler jusqu’en 2022 et nous ramener parmi les bons élèves. Fin 2015, on recensait dans la zone un généraliste pour 753 habitants, alors que le ratio est de 1 pour 702 en Hainaut, 1 pour 595 en Belgique et 1 pour 585 en Wallonie.

Si le diagnostic des chiffres est clair, les communes vivent des réalités très différentes. Gerpinnes concentre les médecins de famille en activité sur son territoire : il y en a 1 pour 380 habitants -presque trop- alors que Châtelet en a trois fois moins : seulement un pour 1.172 habitants.

Ce qui ne rassure pas, c’est que la moyenne d’âge augmente : les généralistes de plus de 65 ans, qui exercent une activité limitée, représentent 21 % du total. Si l’on y ajoute ceux âgés de 50 à 64 ans, on monte à 66 %. Les choses posent aussi problème aussi dans le domaine de l’offre d’accueil en crèches, pour les enfants âgés de zéro à 2,5 ans.

En 2015, on recensait en effet 3.325 places pour une population de 13.284 enfants, soit un taux de couverture de 25 %. L’indice est là encore en dessous de la moyenne provinciale (27,7 %), régionale (32,9 %) et nationale (37,7 %).

De nouveau, des disparités importantes se marquent entre les communes : Merbes-le-Château est à la traîne avec seulement 12,5 %, juste devant Farciennes (13,5 %), alors que Montigny-le-Tilleul et Gerpinnes affichent respectivement 59,6 % et 56,8 %. Afin de renforcer l’offre, le plan cigogne III a été adopté sous la précédente mandature : les 4.000 place qui doivent être progressivement créées dans le Hainaut vont faire passer le taux à 35,5 %, soit une augmentation de près de 30 % par rapport à la situation actuelle.