Hainaut

Un centre-ville moins fréquenté après l’ouverture de Rive gauche que durant sa construction.

Pour le président de l’Association de management de centre-ville (AMCV) Jean-Luc Calonger, ce n’est pas du tout l’enseignement qu’il faut tirer des comptages de flux piétons organisés à la ville basse, et détaillés dans les derniers tableaux de bord de l’ASBL Charleroi centre-ville. "On doit plutôt y trouver la confirmation que la mobilité du quartier a complètement changé : par exemple, nos comptages ne sont pas organisés côté gare où selon les gestionnaires de Rive gauche, le shopping enregistre 20 % de ses entrées, au nombre de 8 millions en un an."

Par ailleurs, certains cheminements d’accès vers la place Verte ne sont pas non plus pris en considération : les comptages manuels opérés par les stewards urbains ne constituent qu’une partie de la fréquentation du quartier.

S’adapter à la mobilité

"Quant à l’installation de compteurs automatiques de piétons, cinq appareils sont déjà en fonctionnement : au boulevard Tirou, dans le piétonnier de Dampremy, dans la rue de la Montagne (partie basse et partie haute) et à la rue de Marchienne. Un système optique permet à ces appareils de détecter chaque passage", indique Jean-Luc Calonger.

Mais sans doute faut-il adapter leur positionnement à l’évolution de la mobilité. Selon l’échevin du Commerce Philippe Van Cauwenberghe (PS), une réflexion est en cours sur l’extension de ce réseau.

Elle associera des partenaires privés.