Hainaut

Bea Tax ne comprend pas pourquoi ils doivent rendre leurs cinq licences

La semaine dernière, un employé de Bea-Tax, une société de taxi située à Châtelet, a porté un coup de gueule sur les réseaux sociaux.

Il affirmait que la Ville voulait leur retirer 5 licences de taxi au lieu d’en retirer aux sociétés carolos, extérieures à la Ville. Expliquant clairement que la faute était à la Ville de Châtelet et non la Région wallonne. Nous nous sommes donc renseignés sur ce problème.

La Région wallonne a défini le nombre maximal de taxis par commune suivant le nombre d’habitants, dans un arrêté du 3 juin 2009. À Châtelet, pour 36.000 habitants, 12 licences de taxi peuvent être données. Alors que jusque-là, 50 taxis étaient présents.

“La commune a essayé de gagner du temps, trouver des solutions alternatives, faire des demandes de dérogations et le justifier. Le gain de temps permet aux sociétés de s’adapter, les solutions alternatives permettent de limiter les pertes d’emploi et les dérogations permettent de limiter les pertes de licences. Ces trois points ont été mis en œuvre. Le collège a demandé une dérogation à la Région wallonne pour que le chiffre soit réévalué à 24 licences au lieu de 12. Le dossier est “à l’étude”. Sur les quatre sociétés basées sur Châtelet, 3 sont venues chercher leurs nouvelles licences et se sont adaptées”, explique Clément Rosseel.

Pour Bea-Tax, c’est la Ville qui est en tort. Mais c’est la Région qui remet les licences. Chacun se renvoie la balle, qui est le fautif ? Y a-t-il un fautif ? Quoi qu’il en soit, la société organisera un rassemblement pour se battre contre la remise de leurs cinq licences au mois de septembre.