Hainaut

Le MOC et la CSC crient au déni de démocratie


Le MOC Charleroi-Thuin organise des débats électoraux dans quelques grandes villes de la région, cela s’est notamment fait à Charleroi. Avec la collaboration du CSC, un débat a voulu être organisé à Chimay avec les deux partis politiques siégeant au conseil communal, cependant ceux-ci ont refusé.

Les débats organisés proposent aux citoyens de participer. Des questions pointues sont préparées en amont, le but est d’améliorer le cadre de vie de la ville. Le débat se déroule correctement, chaque représentant politique a un temps de parole délimité pour ne pas favoriser un candidat ou un autre. Près d’une centaine de personnes participent au débat face aux politiciens. C’est dans l’incompréhension que le MOC et la CSC ont reçu une réponse négative de la part des deux listes électorales. Et pourtant, ce débat se préparait depuis des mois.

Alors qu’un partenariat se formait avec le centre culturel de Chimay, celui-ci a refusé de louer leur salle pour le débat. Une solution avait été trouvée qui était d’organiser le débat au Casino de Chimay. C’est le 29 août que le Directeur Général de la ville de Chimay envoie le refus des représentants des deux formations politiques en place au conseil communal.

La raison donnée par le directeur général était le manque de place dans l’agenda des listes électorales. La lettre explique que les listes CLE et Bouge vont organiser des rencontres citoyennes dans les 14 villages de l’entité et qu’un grand débat est organisé à Baileux. De plus, les deux chefs de file, Tanguy Dardenne (Bouge) et Denis Danvoye (CLE), expliquent que les télévisions locales et RTL se joignent à la promotion des listes communales. “Vous l’aurez compris, nos agendas et ceux des citoyens sont d’ores et déjà overbookés. Il nous paraît inutile de multiplier les débats où il y aurait de moins en moins de citoyens”, annoncent-ils.

Pour la CSC et la MOC, c’est un vrai déni de démocratie : “Refuser à l’associatif, à la société civile, la rencontre et l’échange d’idées est à nos yeux un refus des fondements de la démocratie”, s’expriment-t-ils.