Hainaut

Depuis deux semaines, le soleil a fait son grand retour, et partout la nature se fait plus verte. Elle reprend ses droits. Partout. Même dans les cimetières.

Au grand dam de nombreuses personnes venues fleurir des tombes en ce samedi de fête des mères, les allées des cimetières sont souvent envahies de mauvaises herbes.

A Fontaine-l’Evêque et Châtelet, certains s’en sont arraché les cheveux. Y compris les responsables communaux : "On a engagé une personne de plus pour aider les fossoyeurs, le service environnement a été envoyé en renfort et on a même demandé d’avoir quelques travailleurs en ALE pour donner un coup de main", explique Gianni Galuzzo (PS), échevin à Fontaine. "Mais à Leernes et Forchies, ça reste compliqué… parce que notre désherbeuse thermique est en panne !" Et dire que tous les fossoyeurs venaient à peine d’être formés à son utilisation. Bonne nouvelle, heureusement : elle est désormais réparée et devrait commencer à être utilisée dès ce matin.

D’autres s’en sortent beaucoup mieux. Charleroi, Fleurus, Ham-sur-Heure-Nalinnes, Gerpinnes, etc. Pour cette dernière, nous avons demandé à Philippe Busine (CDH) son secret : "C’est le travail des fossoyeurs. Il n’y a pas de secret. Un arrachage manuel, s’il a plu, ou à l’aide d’une machine adaptée aux graviers. Mais ce n’est pas évident, il faut le temps de se mettre en route."

Des cimetières bientôt "verts"

Et les citoyens doivent aussi s’habituer : un peu partout, on commence à parler de semer de la pelouse, planter des buissons, et laisser la nature revenir dans les cimetières. Le temps où l’herbe le long d’une tombe signifiait un mauvais entretien est révolu, à condition bien sûr que cette verdure ait été plantée en connaissance de cause et qu’elle soit entretenue.

A Gerpinnes, c’est fait, trois cimetières commencent à devenir "verts".

A Fontaine-l’Evêque, le pas n’est pas encore franchi, mais c’est pour bientôt : "A Leernes, dans la seconde partie du cimetière, on va engazonner les allées, avec un gazon spécial qui reste court. Ça demande beaucoup moins d’attention, parce qu’il suffit de tondre", confirme Gianni Galuzzo. "Si c’est concluant, on fera ça partout."