Hainaut

C’est devenu un problème récurrent au sein d’une partie de la cité Solaire d’Aiseau-Presles, un groupe d’une dizaine de jeunes multiplie les incivilités, malgré les contrôles de la police.

Des comportements qui ont des répercussions sur le bien-être des 500 personnes qui vivent dans la centaine de logements sociaux qu’abrite la cité. Ces derniers se plaignent des agissements de ce groupe d’individus qui sévit sans vergogne.

Les habitants s’inquiètent également pour leurs enfants puisque ces jeunes pourraient également s’adonner au trafic de drogue et à au recel de véhicules volés. "L’ordonnance de police qui a été votée prendra effet aujourd’hui, précise Jean Fersini, le bourgmestre (PS) d’Aiseau-Presles. Cette mesure s’appliquera aux personnes qui sont susceptibles de porter un préjudice à l’ordre public. Les personnes qui se déplacent à plusieurs pour aller au restaurant, par exemple, ne seront pas inquiétées. Le groupe de jeunes qui commet des incivilités au sein de la commune est bien ciblé. Ces individus ont déjà été contrôlés par la police et certains ont même déjà rencontré le substitut. Mais ils s’amusent toujours à semer le désordre dans la cité."

En accord avec les services sociaux, les autorités ont donc voté cette interdiction de circuler en groupe durant la nuit. Après la prévention, ils ont décidé de passer à l’action. "Encore une fois, j’insiste, cette mesure concerne un groupe bien ciblé d’une dizaine de jeunes. Tous les jeunes de la cité ne sont pas à mettre dans le même sac. Mais désormais, ce sera tolérance zéro. La prévention est terminée, on sonne la fin de la récréation."

La limitation ne concerna donc pas les sorties entre amis ou en famille, mais bien les nuisances importantes. "Les jeunes ne pouvaient être contrôlés qu’une seule fois pas la police. Désormais, cette dernière pourra multiplier les contrôles ."

Une mesure similaire avait déjà été prise par le passé sur la place de Presles. Les autorités communales espèrent pouvoir à nouveau réduire les incivilités grâce à cette ordonnance de police. Affaire à suivre