Hainaut

Lorsque les policiers tournaisiens ont pris possession de leur tout nouveau commissariat, à la rue Becquerelle, ils ont laissé derrière eux un vaste bâtiment inoccupé à la rue de l’Athénée.

La ville de Tournai et le Logis tournaisien, toujours soucieux d’offrir du logement supplémentaire aux Tournaisiens, ont rapidement décidé de transformer le commissariat, l’ancienne maison du commissaire ainsi que la cour située à l’arrière, en plusieurs habitations.

Et pour l’architecte, du bureau 2F, le défi était de taille. "Toute la difficulté de cette réhabilitation était de transformer ce vaste espace occupé par des bureaux voire même des cellules en logements conviviaux et agréables à vivre", sourit l’architecte.

Après plusieurs études et esquisses, il a finalement décidé de ne conserver qu’un seul accès pour les deux bâtiments, via la cage d’escalier de l’ancien commissariat. "Les annexes vétustes du rez-de-chaussée ont été démolies en vue de restaurer une zone vouée aux jardins, à l’arrière, et de permettre à la lumière naturelle de pénétrer dans les différentes habitations."

Au final, ce sont pas moins de quinze logements qui ont été créés dans l’ancien commissariat. Deux logements trois chambres, sept logements deux chambres (dont un adapté et un deuxième accessible aux personnes à mobilité réduite) et six logements une chambre (dont deux adaptés aux personnes à mobilité réduite).

"Le projet a été élaboré dans le respect des critères d’agencement et de superficies minimales des locaux émis par le Service public de Wallonie", a expliqué Pierre Bal, l’échevin tournaisien du Logement. "Il répond à un besoin en petits logements, qui seront attribués par l’Agence immobilière sociale à des personnes aux revenus modestes. Les locataires ont déjà été désignés, ils recevront les clés de leur nouveau logement dès le début du mois de septembre ."

La ville de Tournai, propriétaire du bâtiment, a décidé de confier la gestion journalière et locative de ces quinze logements à l’Agence immobilière sociale. Cette ASBL gère, pour le compte de propriétaires, des studios, appartements et maisons unifamiliales et poursuit l’objectif de proposer un logement correct, pour un loyer inférieur au prix du marché, à des personnes aux revenus limités.

Cette réhabilitation, qui a duré seize mois, avait été inscrite dans le plan d’ancrage communal 2007-2008. Le projet avait alors été approuvé par le gouvernement wallon en décembre 2007, permettant à la ville d’obtenir des subsides pour le financement des travaux.

"L e coût total de cette rénovation s’élève à 1 470 131 euros. Le Service public de Wallonie a subsidié le projet à concurrence de 863 392 euros. La ville s’est chargée de financer le reste, à savoir 606 739 euros."