Hainaut

Fleurus compte désormais dix logements publics de plus. Situées à la rue Bonsecours, ces nouvelles habitations ont été réalisées dans le cadre d’une politique d’ancrage communal. "Cela nous a permis de profiter de subsides de la Région, précise Francis Piedfort, l’échevin du Logement. Le chantier a démarré en mai 2009 et il est terminé depuis le 10 octobre 2010. Ces dix appartements, qui sont la concrétisation du plan triennal de 2004, ont coûté 744719 euros."

L’ancien site de l’école Saint-Victor a laissé place à ces nouvelles constructions. Une collaboration entre la commune, le CPAS et la société "Mon Toit Fleurusien" a permis la réalisation d’un tel chantier. "Nous nous sommes associés pour pouvoir racheter ce beau patrimoine, insiste Jean-Luc Borremans, le bourgmestre de Fleurus. Il ne pouvait pas être vendu dans le privé. Il devait faire l’objet d’une offre collective." Le site accueille, en plus des dix habitations, une académie de musique et deux logements de transit pour le CPAS.

La SCRL "Mon Toit Fleurusien" gère près de 1000 logements publics sur trois sites : Fleurus, Wanfercée-Baulet et Lambusart. Les nouveaux logements (huit logements d’une chambre et deux de deux chambres) ont déjà trouvé des acquéreurs. "Il s’agit de sept mutations. Soit à cause d’un changement de composition de famille, soit pour une délocalisation. Les trois autres habitations sont pour de nouveaux locataires", indique Francis Piedfort.

Ces bâtiments se trouvent dans un quartier résidentiel. Malgré quelques grincements de dents (les préjugés ont la peau dure), les logements s’implantent parfaitement dans le paysage architectural du quartier. "J’ai dû quitter mon logement au Campinaire pour des raisons familiales, explique un locataire. Mes premières impressions sont bonnes sur cette habitation. Ce qui me plaît le plus, c’est sa localisation. On est au calme."

Même si "Mon Toit Fleurusien" est en train de bâtir six nouvelles habitations, à proximité du site, il reste 500 demandes de logements publics en attente.