Hainaut

L'échevine de Quiévrain est décédée d'une longue maladie dans la nuit de samedi à dimanche.

"Nous dédions cette victoire à Muriel", nous confiait Véronique Damée juste après avoir pris connaissance des résultats et de la nette victoire de Changer (58,73%) dimanche soir. La bourgmestre de Quiévrain, réélue pour un second mandat consécutif, n'a cessé de penser à Muriel Monoyer durant cette journée de scrutin. Dimanche matin, c'est toute la commune de Quiévrain qui était assomée en apprenant le décès de son échevine des sports, de la jeunesse, du commerce et de l'environnement.

Frappée par un cancer, Muriel avait voulu jeter ses dernières forces dans la bataille et poursuivant son combat politique jusqu'au bout. L'échevine avait souhaité, malgré la maladie, se présenter à nouveau sur la liste Changer, en troisième position. Au moment de cocher les noms dans les isoloirs, nombreux sont ceux qui ont souhaité lui rendre hommage. Muriel a en effet obtenu 487 voix, soit le sixième score de sa liste et près de 200 voix de plus qu'en 2012 (285). "Elle ne le saura jamais malheureusement mais c'est comme ça...", regrette Véronique Damée, très affectée.

Ce score place Muriel parmi les élus aux 17 sièges du conseil communal. C'est donc le premier suppléant, Olivier Vandergheynst, qui prendra le siège de Muriel. "Beaucoup de gens nous ont demandé que faire suite à son décès qui a été annoncé juste avant le scrutin", débute son co-listier. "Nous avons tout le temps répondu qu'il fallait voter comme si elle était encore là. Elle fait 200 voix en plus qu'il y a six ans. C'est vraiment révélateur. Les Quiévrainois ont récompensé le travail qu'elle a accompli durant les six dernières années. Elle a tout fait pour améliorer sa commune."

Malgré cette terrible nouvelle, la liste Changer a voulu célébrer pour Muriel la victoire et cette nouvelle majorité absolue. "Ce n'est pas évident de savourer la victoire tout en ayant perdu une amie et une échevine compétente et dévouée. Muriel était une fille très joviale. Elle aurait voulu que l'on fasse la fête malgré tout. Elle n'aurait pas accepté l'inverse même s'il y avait des larmes de tristesse dans les yeux de tout le monde", termine Olivier Vandergheynst.

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