Hainaut

Le ministre-Président de la Région wallonne Rudy Demotte s’est rendu à Charleroi mardi matin sur les chantiers du métro léger, en compagnie de responsables de la Société régionale wallonne du transport (SRWT) et du Tec Charleroi. Une visite menée en bus, et qui a permis au ministre-Président de se rendre compte de l’état d’avancement de travaux débutés à l’automne 2008 et désormais entrés dans leur dernière ligne droite.

Durant la visite, Rudy Demotte a souligné l’effort de modernisation que représentent ces chantiers et les effets positifs qu’ils devraient entraîner pour la métropole et toute la région. Il a également rappelé les investissements dans les transports publics prévus notamment à Liège, à Namur et à Mons. "La Wallonie a besoin de ses grands pôles urbains et singulièrement de Charleroi", a-t-il déclaré. Les travaux en cours à Charleroi visent à fermer la boucle du métro dans le centre-ville, à prolonger jusqu’à Soleilmont l’antenne de Gilly et à créer une nouvelle antenne de tram de 12 km de long vers Gosselies, au nord.

Le budget total de ces investissements, censés rendre le réseau de métro plus cohérent et attractif et doper sa fréquentation, s’élève à quelque 115 millions d’euros, dont une partie est consacrée à des réaménagements urbains (voiries, éclairages, etc.). La fin des travaux est prévue en juillet et août pour les deux premiers chantiers, l’antenne de Gosselies, qui accuse du retard, devant être terminée au printemps 2012.

La mise en service des nouvelles infrastructures entraînera la création de 60 emplois au Tec Charleroi et s’accompagnera de coûts d’exploitation supplémentaires de 5,9 millions d’euros par an. Pour 2011, le ministre de la Mobilité Philippe Henry s’est engagé au déblocage d’une enveloppe de 500 000 euros.

L’histoire mouvementée du métro léger de Charleroi, dont le premier tronçon de la boucle centrale avait été inauguré en juin 1976, a été jalonnée de nombreux coups d’arrêt et l’ambitieux projet initial, qui prévoyait la création d’une boucle centrale et de huit antennes périphériques, n’a jamais été mené à bien, malgré l’investissement de quelque 20 milliards de francs belges. (Belga)