Hainaut En Belgique, il est interdit pour les chauffeurs de taxis de travailler au forfait.

Des chauffeurs de taxis qui travaillent au forfait et constituent des groupes afin de les transporter : la pratique est illégale en Belgique, elle n’est admise dans aucune des régions du pays. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir recours un peu partout. Notamment à Charleroi, au départ de l’aéroport, où des plaintes ont été enregistrées.

En outre, cela peut causer préjudice aux services de shuttles qui assurent la liaison avec Bruxelles. C’est dans le cadre d’un litige en appel que la cour européenne de justice vient d’examiner ces pratiques : dans son arrêt, elle confirme le caractère illégal de ces pratiques. Les taxis ont pour seule vocation d’effectuer des transports individuels.

Leurs chauffeurs ne peuvent effectuer du racolage, c’est-à-dire aborder des personnes pour leur faire offre de services. Selon la cour, cela est parfaitement conforme au droit européen. Les contrevenants s’exposent à des sanctions qui peuvent aller jusqu’au retrait de leur agrément.

A l’aéroport de Charleroi comme à Bruxelles-Midi, des chauffeurs se mettent régulièrement en infraction : ils embarquent trois, voire quatre personnes pour des courses à un prix forfaitaire.

Le compteur n’est pas activé : c’est formellement interdit. Les réponses de la cour européenne vont nourrir le débat judiciaire en Belgique : l’affaire devrait ainsi connaître son épilogue dans les mois à venir. A Charleroi, le conseil communal sera appelé lundi à approuver un nouveau règlement organisant le service des taxis.

Le projet était dans les cartons depuis un an. De nouvelles obligations y ont été inscrites, comme le respect d’un code vestimentaire pour les chauffeurs, mais aussi la réussite d’un examen organisé en collaboration avec la police.

Selon l’échevin carolo du Commerce, Philippe Van Cauwenberghe (PS), cela existait avant 2007, avant l’application du premier décret wallon sur les taxis.